PARIS-TALLINN EN AUTOSTOP (3287km!)

Mais d’où nous vient cette idée saugrenue de faire de l’auto-stop jusqu’à Tallinn ? En réalité, j’en ai aucune idée mais, avec ma moitié, c’était dans nos têtes depuis longtemps. De mon côté, j’ai déjà eu l’occasion de faire du stop, surtout en Amérique Latine, et j’avais adoré l’expérience. C’est vraiment quelque chose d’unique qui te permet de vivre des aventures que tu n’aurais jamais eu sans. Tu rencontres tellement de personnes différentes. J’avais adoré l’Amérique Latine grâce à ça et je pense pouvoir dire que j’ai vraiment vécu quelque chose d’exceptionnel. Alors voilà, je voulais que ma moitié connaisse ce genre d’expérience. Mais, pourquoi Tallinn ? Franchement, je ne sais pas. Peut-être qu’instinctivement je me suis dit que le stop marcherait plus dans les pays du nord (il parait qu’en Espagne et en Italie c’est l’enfer). Puis, on ne connaissait rien aux pays baltes et à la Pologne,. On s’est donc dit qu’ayant aucune attente, on ne risquait pas être déçus !  Et le hasard a voulu que le frère de ma moitié rencontre une estonienne habitant Tallinn ! Raison de plus pour aller de ce côté de l’Europe !

Nous avions prévu de partir 3 semaines en août. L’idée était de faire l’aller en auto-stop et le retour en avion – 3 semaines étant trop court pour faire l’aller-retour en auto-stop et pas moyen de prendre plus de vacances – satanée vie de travailleur. Puis, dans le cas où nous n’arriverions pas à atteindre Tallinn en temps et en heure pour notre avion, nous pourrions prendre des bus pour aller plus vite. Rien de compliqué. Mais voilà, à quelques semaines du départ, alors que nous devions acheter notre billet d’avion, le stresse monte. Sommes nous sûrs de vouloir faire ça ? Pourquoi se prendre la tête comme ça ? Avec monsieur, on n’ose pas se le dire, mais oui, on flippe ! L’un propose de ne partir que deux semaines pour économiser sur nos congés, l’autre propose d’aller faire de la rando en montagne à la place, bref on tourne autour du pot. Bon allez ! C’est comme sauter dans une piscine un peu froide, faut y aller d’un coup !  Un, deux, trois ! On achète notre billet d’avion et on pause nos congés ! C’est fait ! Maintenant pas le choix, faut aller jusqu’à Tallinn. Puis, plus le jour J approche, plus l’excitation prend le pas sur la peur.

Le 02 août 2019

Une première journée de stop prometteuse ou la chance du débutant ?

Nous voilà donc, le vendredi 2 août 2019, je sors du boulot vers 17h et prend un RER pour Tournan. Le plus dur, c’est de sortir de la région Parisienne. Nous avions repéré Tournan, à l’est de Paris, en terminus du RER, qui semblait être un bon point de départ. Je ne sais pas où nous allons atterrir ce soir, surtout que nous commençons le stop assez tard. Dans le pire des cas, si ça ne marche pas ce soir, nous pouvons rentrer chez nous et recommencer le stop le lendemain. J’ai déjà contacté plusieurs Couchsurfing dans l’est de la France (Metz, Nancy, quelques villages) et nous embarquons avec nous tous le nécessaire pour le camping, donc pour le couchage, je ne suis pas inquiète. On prend une demi heure de retard au départ à cause d’une erreur de monsieur, le stresse monte, il est déjà tard, on s’engueule, c’était inévitable. On commence le stop, je n’y crois pas vraiment, j’ai la boule au ventre, comme ma première fois à Ushuaia. Beaucoup de voiture passent, mais ne s’arrêtent pas. Je ne sais pas qu’elle est la meilleure stratégie. Avec ma moitié, on se sépare, je me met à un feu et lui à un autre. Bingo ! C’était la bonne stratégie à adopter ! Au bout de quelques minutes un mec s’arrête pour nous prendre. Il nous propose de nous déposer quelques km plus loin en campagne, le stop y sera plus simple. Il sera notre premier chauffeur de ce long péripleOn apprend qu’il est cuistot à Paris mais qu’il fait la route tous les jours car il préfère vivre en campagne. Ça tombe bien pour nous !

Il nous laisse sur le bord de la route et là même pas le temps de se retourner qu’une voiture avec deux jeunes s’arrêtent. Le plus drôle c’est qu’ils ne s’arrêtaient même pas pour nous à la base ! Ils voulaient juste changer de chauffeur et ne nous avaient même pas vus. Mais voilà, ils nous embarquent ! Et jusqu’à Nancy ! Ils feront même un détour pour nous déposer proche du centre ville alors qu’ils allaient plus loin que Nancy ! Quelle chance d’être tombé sur eux ! 271 km parcourus en 3h30 et 2 voitures ! Et en plus, sur la route, un host couchsurfing de Nancy me recontacte ! Nickel, nous savons où dormir ce soir. Tout est parfait !

On rejoint notre hôte Couchsurfing Thierry et un autre voyageur qu’il loge déjà sur la place principale de Nancy : la place Stanislas. Comme chaque soir en été, il y a un sons et lumières projetés sur les bâtiments de la place. On se pose, satisfaits de notre première journée de stop, on profite. 

Le 03 août 2019

Notre pire journée de stop et camping sauvage !

Après une nuit chez Thierry et un bon petit déjeuner, nous entamons notre deuxième journée de stop, qui sera surement la plus compliquée de tout notre voyage. Nous espérons rejoindre Munich ce soir, un Couchsurfing nous y attend. C’était bien optimiste ! Nous nous plaçons sur une route qui a franchement l’air d’être un bon spot de stop. Mais les minutes passent et …rien. Toutes les voitures qui s’arrêtent vont dans la mauvaise direction ! Au bout d’un moment, j’étais même à deux doigts de dire “allez nous aussi on va dans cette direction et on change nos plans !”.

On a attendu peut-être une heure et demi sur cette route jusqu’à ce que ce que Benjamin, Marine et leur fille Maïssa s’arrêtent ! Ils nous avaient déjà vu une heure plus tôt sur le bord de cette route et ont eu de la peine de nous voir toujours là. Donc, dans un élan d’extrême gentillesse et de générosité, ils décident de nous aider en nous déposant quelques km plus loin sur l’aire d’autoroute de Lunéville. Comme ça, gratuitement, alors qu’ils n’y allaient pas du tout. Et grâce à eux, nous avons pu continuer notre route car, de là, après quelques minutes d’attente, Eric nous a amené jusqu’à Strasbourg

Bon les frontière c’est toujours un peu compliqué à traverser j’ai l’impressions. Ici, ne passent seulement que des français qui vont faire leurs courses juste derrière la frontière et rentrent chez eux après. Nous avons donc traversée notre première frontière à pieds Une fois côté allemand, un couple partis se balader en voiture sans trop d’idée fixe en tête décide de nous emmener jusqu’à Karlsruhe. Troisième stop de la journée, on en profite pour acheter quelques fruits et légumes au bord de la route avant de chercher le bon spot.

On l’apprendra vite, en Allemagne, l’auto-stop, c’est compliqué.

Les routes sont larges, les voitures vont vite, les gens tournent la tête, c’est compliqué. Un italien essaye de nous “aider” en nous disant de nous placer là, puis là, ou là, bref on ne comprend rien et on n’a toujours aucune voiture. On change je ne sais combien de fois de spot (et on s’engueule) avant d’ENFIN tomber sur Julian – Le seul allemand qui nous prendra en stop pendant ce périple ! Grâce à lui, nous arrivons sur une aire d’autoroute à quelques km après Stuttgart. Munich n’est plus très loin, mais il commence à être tard. Je commence à perdre l’espoir d’y arriver aujourd’hui. Je préviens notre Couchsurfing, “On arrivera le lendemain !”. On se poste à la sortie de l’aire d’autoroute mais personne ne s’arrête (en dehors d’un mec qui veut nous faire payer). On pense poser notre tente ici, tant pis. Mais c’était sans compter sur Jessica la Brésilienne qui rentre chez elle et qui nous emmène à Ulm ! Là, il est tard, nous n’avons pas de logement, pas d’autre solution que de planter notre tente au beau milieu d’un espèce de petit parc d’une zone résidentielle. C’est l’aventure ! 

  

La journée a été longue avec 311 km parcourus 5 voitures différentes, 4 km à pieds et beaucoup de temps d'attente.

Le 04 août 2019

Enfin arrivés à notre première destination !

La nuit n’a pas été très reposante, j’avais très peur d’être réveillée par la police ou pire, par des souris ! Bref je n’ai pas dormi tranquillement sur mes deux oreilles.

On redémarre le stop, et encore une fois… C’est compliqué. Cela fait quasiment une heure que l’on attend quand on décide de finalement rester à Ulm pour visiter. En cherchant sur Google, la ville avait l’air vraiment jolie. Mais, alors que notre panneau est rangé et nos sacs sont sur le dos, une voiture s’arrête ! Un mec et sa femme s’arrêtent et nous emmènent directement à Munich ! Ils nous avaient repérés plus tôt et avaient prévu d’aller pas loin de Munich ! Ils feront même un énorme détour pour nous déposer dans le centre ! On est refait et surtout on est à Munich ! 149 km s’ajoutent à notre compteur. Ça mérite bien une petite danse de la joie !

Nous profitons ensuite GRANDEMENT de nos deux jours à Munich. Il fait super beau, c’est le pied, le panard comme on dit dans le milieu. Nous avons un hôte Couchsurfing pas des plus chaleureux (après est-ce vraiment étonnant, il est allemand ! :p Alerte ! Ceci est une blague ! ) mais quand même assez sympa. La ville est très jolie, d’ailleurs la seule ville que j’ai vraiment aimé en Allemagne jusqu’ici. 

Le 06 août 2019

Arrivés en un temps record !

Et c’est reparti pour l’auto-stop !

Avec les grandes villes, le plus compliqué, c’est d’en sortir ! Heureusement, il y a hitchwiki, un site internet coopératif qui te donne les bons spots d’auto-stop. Sans ça, franchement, ça aurait été beaucoup plus galère !

Le métro étant un peu cher, nous décidons de marcher jusqu’au spot d’autostop repéré sur le site pour aller à Prague, soit une heure de marche. Et de là, nous avons eu une superbe journée de stop, voir la meilleure ! Après la galère pour arriver à Munich, ça fait du bien ! Munich-Prague en direct, cela prend 4h10, nous l’avons fait en 4h30 ! *Danse de la joie* C’est ça le stop, c’est comme la vie, il y a des hauts et bas ! 

De notre spot, une première voiture nous a pris après 5 minutes d’attente pour quelques km. La pauvre ! Nous avons envahie sa voiture de fourmis car nous avions posés nos sacs sur un nid. De là, pas le temps d’attendre qu’un père et son fils allemand super sympa et un peu Rock and Roll nous ont pris jusqu’à une station essence non loin de Ratisbonne, ou Regensburg en allemand – toujours faire gaffe aux traductions des villes pour le panneau. Arrivés à la station essence, j’en profite pour aller aux toilettes pendant que ma moitié prépare notre nouveau panneau de stop. En chemin, je vois une voiture immatriculée en République Tchéque avec une nana à l’intérieur. Je tente alors ma chance. “Est ce que par hasard vous allez à Prague ?” Oui ! Je lui explique notre situation et… Elle nous prend ! Directement à Prague ! *Dance de la Joie” J’appelle ma moitié en criant ! “On va à Prague !”. Et quel voyage ! Cette conductrice restera l’une de nos meilleures rencontres. Super intéressante et sympa ! Elle a travaillé à Marseille et garde un bon souvenir des français, c’est assez rare pour le noter. Elle nous offre même des gâteaux typiques tchèques. Bref, c’est génial. *Double dance de la joie*.

Nous sommes à 1273 km au compteur !

Nous voilà à Prague, on y reste deux nuits en camping. On visite la ville en long en large et en travers. On se lève même à 5h du matin pour visiter sans toute la foule. Bref, c’est intense.

Le 07 août 2019

Une nouvelle frontière de traversée

Et on repart ! Direction la Pologne ! 

Un peu plus de 10 minutes d’attente pour qu’un policier nous emmène 105 km pus loin près de Hradec králové. La journée commence bien ! De là, Silvia, arrivée troisième de République tchèque en service de bière (oui apparemment c’est une vraie compétition ici), nous prend après 10 min d’attente. Elle est super mignonne, nous offre des cafés, une photo prise avec son polaroid et elle fait même un détour pour nous laisser au plus près de la frontière. La communication est compliquée car elle ne parle presque pas anglais, mais heureusement, Google traduction existe !

Nous voilà de nouveau déposés devant une frontière ! La 3ème de ce périple. 

Un quart d’heure et quelques tartines de fromage plus tard – faut trouver le temps de manger quand on fait du stop ! – un père et son fils Polonais s’arrêtent pour nous amener à Kladsko, 37 km plus loin – après nous avoir proposé drogue et alcool, sympa non ?! (On a bien sûr refusé hein !) Au delà de ça, c’est encore une rencontre super sympa. On sent que pour lui c’était une petite aventure de prendre deux français dans sa voiture dans cette partie perdue de Pologne.

Puis on n’est même pas en train de faire du stop, juste en train de marcher le long de la route pour trouver un bon spot, qu’un couple de vieux (pardon un couple du troisième âge), nous fait signe de monter dans leur voiture. Ils ne parlent pas un seul mot d’anglais, et ne comprennent pas du tout qu’on voyage en auto-stop. Ils nous déposent à la station de train de leur village Bardo, 11 km plus loin. On a beau essayé d’expliquer, la dame insiste et nous pousse presque vers la station, tout en continuant sa tirade en polonais. Comment allons nous nous sortir de là ? Attention, acting ! On fait semblant de marcher vers le quais du train, tout en leur faisant coucou de loin et dès qu’ils repartent, nous faisons demi-tour (en courant et en nous cachant au cas où ils seraient toujours dans les parages !). Après avoir traversé ce petit village à pieds, nousnous postons à sa sortie pour reprendre le stop. De là, une mère et sa fille nous ont déposés aux portes de Worclaw. On essaye de prendre le bus pour rejoindre le centre ville mais impossible, on n’a pas d’espèce sur nous – oui c’est une grosse erreur. Il n’y a pas de banque dans le coin et dans tous les cas le bus ne passe pas avant longtemps. Tant pis, on décide de faire du stop pour les derniers km. Je ne sais pas si c’est faisable en ville mais au final, coup de chance, un ingénieur informaticien rentrant du boulot nous prend !

273 km parcourus aujourd'hui en 6 voitures pour un total de 1546 depuis le départ !

Nous profitons de la fin de journée pour visiter Wroclaw après avoir posé nos affaires à l’auberge de jeunesse (premier dortoir des vacances !). Nous y avons passé l’une de nos meilleures soirées ! La ville est très jolie, j’ai beaucoup aimé. Assez calme, après Prague ça fait du bien ! On fait un Free walking tour sur les ponts et les îles de Wroclaw. Le guide est super intéressant et drôle. L’ambiance est cool, détendu, on s’y sent bien. C’est également l’occasion de faire la connaissance de Max le barcelonais et de son amie Katarina, la slovaque, rencontrés grâce à couchsurfing. On passe le reste de la soirée en leur compagnie et de celle de leur hôte polonais. Dîner typique polonais, on se régale ! Au menu : Placek po (du Goulasch avec des pancakes de pommes de terre) et des Piegori (genre de raviolis farcis à la viande). Très très très bon. Et pour le dessert un “Mad Dog”, un shot de vodka avec du tabasco et du sirop. Pas mal du tout. On finit la soirée dans un bar typique polonais avec un tartare de bœuf à 2€ ! Imbattable ! Et des shots de vodka à la cerise puis au citron !

Le 07 août 2019

Un mauvais choix nous amène à faire du stop sur l'autoroute !

Aujourd’hui un mauvais choix nous entraine dans une grosse galère (à dire avec l’accent allemand). On monte dans une voiture qui nous dépose 20km plus loin au milieu de l’autoroute ! Impossible de faire du stop ici, les voitures vont à mille à l’heure et il n’y a rien dans les parages qui ressemble à un bon spot. Il n’y a qu’une sortie d’autoroute mais pas d’entrée ! Pas le choix, on marche. Après une heure sous le soleil, on tombe sur un minuscule parking relié à l’autoroute. Pour le rejoindre nous devons traverser un fossé et passer au dessus d’un grillage, c’est l’aventure !

Le parking est quasiment désert, c’est loin d’être gagné. C’est simple, il n’y a que deux voitures : la première nous dit non, il ne reste plus que Beata. Elle nous dit oui et nous sauve notre journée ! Qu’elle chance nous avons ! Surtout que c’est vraiment un tout petit parking sans rien (pas de shop, rien), alors pas sûrs qu’une autre voiture s’y arrête tout de suite. En plus, Beata nous emmène directement à l’entrée de Varsovie, après 3h de route ! Perfecto ! Sur ce coup, le destin nous a clairement donné un coup de pouce car si elle s’était arrêtée sur ce parking, c’est parce que quelqu’un lui avait fait des appels de phares sur la route. Elle pensait donc que sa voiture avait un problème et a voulu vérifier. Ouf ! On peut le dire, ça s’est joué à pas grand chose.

Bon, par contre, ça a été l’un des trajets les plus inconfortables de notre trip. Car surprise ! En balançant nos sacs au dessus du grillage pour accéder au parking, nous avons explosé une conserve de thon qui se trouvait à l’intérieur. Je ne savais même pas que c’était possible ! Nous le découvrons une fois dans la voiture, les sacs sur les genoux (oui mon pantalon à morflé), hummm la bonne odeur de poisson. La pauvre Beata, cette fan de musique française connaissant par coeur Charles Aznavour et compagnie ! 

Trajet du jour : Warwaw - Olenisca (parking au bord de l'autoroute) - Varsovie : 350 km en deux voitures soit un total de 1896 km depuis le début !

Nous restons 3 nuis à Varsovie en dortoir. Je fatigue un peu et j’ai besoin de me poser. Entre le stop, et les visites, on n’a pas arrêté une minute. À Varsovie il y a tellement de choses à visiter qu’on peut facilement y rester plusieurs jours ! Ces trois jours de “repos” nous ont fait du bien. Je mets des guillemets car on a quand même enchaîné les visites et marché plus de 20 km par jour. J’espérais en apprendre beaucoup sur la Pologne et son histoire et c’est réussi !  Nous avons fait deux Free Walking Tour et trois musées. Je vous ai dit qu’on avait bien marché ! Mais au final, heureusement que l’on marche car on ne mange pas du tout healthy, entre patate et viande, on fait le plein de calories. En trois jours, on apprend sur la seconde guerre mondiale, le communisme – un des free walking tour était spécifiquement sur cette période – la culture et nourriture locale, sur Marie Curie et Chopin (deux polonais qui ont fini à Paris), etc , etc..

 
Pour les musées nous avons fait :
– Le musée du Néon. Petit et un peu à l’écart mais très sympa.
– Le musée de la vodka. Attention, il y en a deux à Varsovie. Celui que nous avons visité et que je vous conseille c’est celui-ci.  Rien que le bâtiment vaut le coup d’œil. L’installation est super moderne, la visite est guidée et super intéressante. Et à la fin, il y a même une dégustation de vodka. L’entrée est un peu cher (autour de 12 euros il me semble) mais ça vaut le coup je trouve.
– Le musée de l’insurrection de Varsovie. Alors celui là, bof bof. Nous y sommes allés un jour où l’entrée était gratuite (sans le savoir), il y avait un monde pas possible. Apparemment, gratuit ou pas, c’est tout le temps comme ça. Le sujet est intéressant et en réalité le musée est bien équipé mais j’ai vraiment eu du mal à suivre car la visite ne suit pas un ordre chronologique. Moi, ça m’a perturbé, et du coup, j’ai pas accroché. 
Le 12 août 2019

Arrivés dans les baltiques !

Aujourd’hui, on quitte la Pologne ! Au revoir la super bonne (et calorique) bouffe polonaise !

Encore une fois, on trouve notre spot de départ grâce au site internet hitchwiki. Nous prenons le tramway pour le rejoindre – Nous n’avons plus la motivation comme à Munich pour marcher ahah ! (Puis le transport est beaucoup moins cher ici.) De là, un polonais nous embarque après 40 minutes d’attente pour faire 20km. Il ne parle pas un mot d’anglais mais essaye tout de même d’échanger avec nous à coup de longues phrases en polonais. On ne pige absolument rien à ce qu’il dit mais finalement, avec les mains et des sourires, j’ai presque l’impression qu’on se comprend. À ce moment, j’ai pensé à ma pote que j’ai rejoins en Inde en mars dernier. Elle me faisait halluciner car j’avais toujours l’impression qu’elle comprenait tant bien que mal ce que les indiens lui racontaient. Maintenant, c’est à mon tour d’être dans cette situation, de comprendre sans comprendre. Ça se trouve, je suis complètement à côté de la plaque, mais qu’est ce qu’on s’en fout au final. Le plus important c’est au moins d’essayer et de sourire (et oui je suis aussi philosophe à mes heures perdues).

Le mec nous dépose à une station service. Après 5 minutes et plusieurs demandes, un couple russe en road trip en Europe nous amène jusqu’à Bialystok, 160 km plus loin. Ils nous avaient d’abord dit non car leur voiture était pleine mais ils sont finalement revenus vers nous après avoir fait de la place. C’est pas trop gentil ça ? Et c’est encore une rencontre super enrichissante avec discussion passionnante sur la Russie et l’Europe.

Arrivés à Bialystok, même pas 5 minutes après, 2 polonais et un singe (en peluche) nous embarquent jusqu’à Suwalki, 132 km plus loin. Problème de communication, on a compris pendant un instant qu’il nous emmené finalement jusqu’à notre destination du jour, Kaunas. Je ne sais pas comment, nous avions compris qu’il devait y aller pour acheter des médicaments. On est à deux doigts de la danse de la joie quand finalement on se voit être déposés à la sortie de Suwalki. Ascenseur émotionnel ! Bon, rien de grave, on continue le stop !

Et c’est seulement après 16 min d’attente (oui pas 15 ou 17, mais 16 ! On est précis) qu’un ukrainien nous prend dans sa camionnette toute pourrie d’une autre époque avec quasiment 500 000 km au compteur ! Il nous emmènera directement à Kaunas, 128 km plus loin. Nous avons donc traversé une nouvelle frontière et nous voilà en Lituanie ! Kaunas est la deuxième ville du pays après la capitale, Vilnius.

Trajet du jour : Warsaw - Kaunas : 440 km en 4 voitures ! Total du voyage : 2336 km.

À Kaunas, nous longeons en Couchsurfing. Aux premiers abords, notre hôte n’a pas l’air des plus chaleureux. Ils nous proposent de venir chez lui avant qu’il parte au sport, pour finalement nous laisser juste le temps de poser nos affaires et nous dire “qu’il faut partir maintenant pour que j’aille au sport”. Je comprends que le mec ne veuille pas nous laisser chez lui pendant qu’il n’est pas là, mais il aurait pu le dire clairement, voir même nous prévenir avant. Nous, c’est vrai, on s’imaginait se reposer pendant son absence, prendre une bonne douche après cette journée de stop. Et même une fois chez lui, il ne nous dit pas clairement qu’il faut qu’on parte, et avec la barrière de la langue, c’est encore moins clair. Bref, pas de douche, pas de repos, on repart à pieds vers le centre-ville de Kaunas. C’est très petit (et c’est la deuxième ville du pays), sympa mais sans plus. On en profite aussi pour dîner et goûter aux spécialités locales : pommes de terre fourrées à la viande, soupe froide de betterave et concombre, le Napoléon – un cousin du mille feuilles, et un gâteau au chocolat qui s’appelle littéralement le fainéant car il n’y a pas besoin de le cuire. 
Une fois de retour chez notre hôte, on se rend compte qu’en fait il est super sympa, on discute longuement sur son pays et on passe une bonne soirée. On discute notamment de la capitale, Vilnius. Elle ne se trouve pas du tout sur notre route mais ça serait quand même dommage de passer en Lituanie, sans la visiter. On se tâte… Notre hôte nous conseille d’y aller, ok, on fera le détours alors !
Le 13 août 2019

Bus, auto-stop & camping sauvage

On se lève tard, trop tard pour faire du stop, c’est décidé, on prendra notre premier (et notre dernier) bus du voyage ! On ne restera à Vilnius qu’une seule journée et reprendrons le stop en début de soirée. La ville est assez petite encore une fois, nous trouvons un free walking tour pour en faire la visite. Nous y découvrons la république d’Uzupio, un quartier “indépendant” d’artistes, d’hipster et de marginaux, un peu comme Christiania à Copenhague. Nous apprenons pas mal de choses sur le pays – tant mieux, c’était le but en venant à Vilnius. Nous apprenons que, ce pays, bien que baltique, est finalement plus proche de la Pologne que de ses voisins du nord. Bien sûr, nous prenons le temps de faire un restaurant pour goûter à nouveau aux spécialités locales : le pain noir frit (trop bon), le potatoes pancake (mouais) et le dessert en forme d’arbre au miel (mouais).

On rejoint ensuite la sortie de Vilnius pour reprendre le stop, direction la côte !  Personne ne s’arrête, personne ne sourie, c’est dur. Le soleil descend de plus en plus bas dans le ciel, on se prépare mentalement à camper ici. Il y a pas mal de verdure autour, ce n’est pas si mal. Deux jeunes à pied viennent nous voir, curieux de nous voir ici. Il nous confirment que nous pouvons camper ici. Nous voilà rassurés ! Mais finalement, nous n’avons pas eu à sortir la tente ! En tout cas, pas ici ! Un Kitesurfeur nous emmène 89 km plus loin après 35 min d’attente. Nous nous retrouvons de nouveau à Kaunas. La nuit commence à tomber, je n’en peux plus d’attendre au bord de la route, je fatigue et pète un plomb en me mettant à danser. Quand finalement, après une heure d’attente, Thomas s’arrête et nous emmène ! (Je vous l’ai pas dit mais ici, tous les prénoms masculins finissent en “as”, marrant ! Donc “Thomas” c’est à lire “Thomassssss”) Il était en route pour voir sa copine ou sa maîtresse (on n’est pas certain de comprendre). Il a prévu d’aller sur la côte le lendemain, après avoir passé la nuit avec sa femme, ou sa maîtresse, on ne sait toujours pas. Du coup, il nous propose de nous laisser près d’un lac, pas loin de chez sa copine/maîtresse, pour camper pour la nuit, puis de nous récupérer le lendemain matin pour nous emmener à Palanga sur la côte. Parfait !

Total Vilnius - Palanga 377 km avec une nuit en camping sur la route ! Total depuis le premier jour : 2713 km.

D’ici, on marche un peu avant qu’un vieux (pardon, un homme assez âgé) parlant un peu italien (ce qui nous a permis de se comprendre un peu) nous emmène 10km plus loin. De là, on prend le temps de faire notre pause déjeuner et de ramasser des déchets que les animaux avaient sortis d’une poubelle et étalés dans la forêt. Après une heure d’attente, un vendeur de graine nous a pris jusqu’à notre destination finale du jour : Liepaja!

Je ne vous l’ai pas expliqué, mais un couple super sympas que j’avais rencontré en aout 2016 en Croatie, nous a proposé de nous hébergés à Liepaja. En voyant mes posts Instagram, ils avaient deviné que nous allions vers les baltiques ! Liepaja n’était pas dans notre plan initial mais qu’est ce que le destin a bien fait de nous y emmené ! Nous avons adoré cette petite ville au bord de la mer. Dans notre périple à mille à l’heure, ça nous a fait du bien de nous poser un peu dans cette endroit reposant, avec ce couple si gentil que je connaissais déjà. L’endroit est également connu pour le nombre incalculable de blocosses le long de la plage. Nous en profitons pour faire une séance photo. Et comme pour le reste de notre trip jusqu’ici, il fait super beau, nous sommes vraiment chanceux.

Le 16 août 2019

Une des rencontres les plus marquantes

Après deux nuits à Liepaja nous reprenons le stop pour Riga, nouveau pays : La Lettonie ! Première voiture : un couple de vieux (de personnes âgés) ne parlant pas anglais nous embarque pour 56 km. Après un échange compliqué, nous comprenons qu’ils nous laissent à Skrunda. Un mec nous prend ensuite après 45 minutes d’attente. Et quelle rencontre ! Il nous parle de l’histoire du beau-frère de la mère de sa femme (oui ça fait beaucoup) qui a été déporté en Sibérie… Très émouvant comme histoire ! Pour finir, un mec ne parlant pas anglais, et ne parlant pas du tout en fait,  nous a déposé dans le centre de Riga !

Total du jour : Liepaja - Riga : 203 km en trois voitures ! Total du trip 2986 km !

À Riga, nous sommes restés deux nuits dans une colocation d’indiens grâce à Couchsurfing. Riga a vraiment été un coup de cœur. C’est une très belle ville et nous avons eu la chance d’y être lors des festivités célébrant son anniversaire. Elle est plus grande que Vilnius et ressemble donc plus à ce qu’est une capitale pour nous. On y a rencontré pas mal d’étrangers lors d’un Couchsurfing meeting dans un bar. Nous avons passé de supers moments.

Le 18 août 2019

Dernier jour d'auto-stop !

Dernière étape en auto-stop ! En route pour Tallinn, capitale de l’Estonie ! Après 5 min d’attente, un comédien de théâtre ayant même joué à Paris, nous dépose 15 km après la sortie de la ville. Puis, après 20 minutes, une nana nous embarque. Elle fait même un stop et un détour sur sa route pour nous montrer une très jolie plage près du camping où elle travaille. Quelle gentillesse ! Elle nous dépose près de la frontière. La dernière que nous traverserons dans ce périple. On prend le temps de s’acheter de quoi manger (du pain noir frit ! Hum !) et 50 minutes plus tard, un couple bulgare en campingcar s’arrête ! Et voilà ! Il nous dépose à l’entrée de Tallinn !

Nous sommes donc arrivés à un total 3287 km depuis le 02 août, soit 16 jours plus tôt. Nous avons embarqués dans 33 véhicules différents !

Maintenant, nous pouvons profiter de Tallinn et de l’Estonie ! En plus nous sommes logés en famille, chez la copine du frère de ma moitié. Parfait pour terminer ce périple car je suis vannée ! Après la petite Baroque Vilnius, la cosmopolite Riga, voici la médiévale nordique Tallinn. Son aspect Moyenâgeux lui amène beaucoup plus de touristes que ses voisines. C’est fou comment ces trois capitale si proches géographiquement, sont si éloignées architecturalement.
Le 22 août 2019

Retour à la maison, en avion !

Et voilà, après plusieurs jours à Tallinn, à se balader ici et ailleurs en Estonie, nous rentrons à la maison. Toutes les bonnes choses ont une fin ! Ce périple aura été, encore mieux que ce que nous nous étions imaginé. La boule au ventre des premiers jours a disparu depuis longtemps. Le stop était devenu quelque chose de tout à fait normal, comme aller prendre le bus au final. L’avantage c’est qu’avec notre matériel de camping, j’étais jamais inquiète de ne pas trouver de voiture. Au pire on campait là où on était. Je voulais que ces vacances soient plus que des vacances, mais une expérience unique et humaine, un moyen de sortir de notre confort, d’aller au delà de nos limites… et ben les amis, je peux vous le dire, c’est réussi ! 

Merci à…

    • Ce cuistot parisien, premier chauffeur qui nous a porté chance.
    • Ce jeune couple de néoparisien d’origine de l’est avec qui ont a écouté du métal et qui nous a déposé à Nancy.
    • Thierry qui nous hébergé à Nancy et qui nous a apporté un peu de sa sérénité
    • Benjamin, Marine et leur fille d’avoir fait la route pour nous déposer sur l’aire d’autoroute parce qu’ils nous avaient vu déjà une heure plus tôt au bord de la route. J’ai gardé précieusement le dessin de votre fille 🙂
    • Eric, de nous avoir déposer à la frontière franco-allemande
    • Zak et Soumaya d’avoir décidé d’aller à Karlsruhe parce qu’on y allait
    • Julian, le seul chauffeur  100% allemand à nous avoir embarqué dans ce périple
    • Jessica, de nous avoir sauvé de camper dans une aire d’autoroute
    • À ce couple de s’être arrête au moment ou nous abandonnions le stop, parce qu’il nous avait déjà vu 30 min plus tôt et qui a fait un détour de quasiment une heure pour nous déposer dans le centre de Munich
    • Oskar, de nous avoir hébergé à Munich (et une nuit de plus que prévu !)
    • Cette dame, dont nous avons envahi la voiture de fourmis
    • Joseph et son fils le motard avec qui nous avons beaucoup échangé pendant la route
    • Elena, cette femme si intéressante qui nous a amené directement dans le centre de Prague !
    • Ce policier qui nous a permis de sortir de Prague
    • Silvia, 3ème au concours de service de bière en Tchéque République, qui nous a offert un polaroid et a fait un détour pour nous laisser à la frontière !
    • Kasper le timide et son père, qui a vécu notre rencontre comme une petite aventure
    • Ce couple de vieux qui voulaient absolument que nous prenions le train !
    • La mère et sa fille qui nous ont emmenés jusqu’aux portes de Worclaw
    • Cet ingénieur informatique qui nous a prouvé que faire du stop en ville, ça peut se faire
    • Max le barcelonais, sa pote tchéque et son hôte polonais avec qui nous avons passé une superbe soirée à Worclaw
    • Ce mec, qui nous a laissé au milieu de l’autoroute et qui nous a permis de vivre cette galère inoubliable
    • Beata qui nous a sauvés de cette galère !
    • Ce polonais qui insistait pour communiquer avec nous… en polonais !
    • Ce couple russe qui nous a appris beaucoup de choses sur leur pays
    • Ce polonais avec sa peluche qui nous a donné de faux espoirs
    • Sacha, l’ukrainien dans son camion tout pourrie, très sympa même s’il était impossible de communiquer
    • Laurynas qui nous a hébergés à Kaunas et nous a appris pas mal de truc sur la Lituanie
    • Le Kitesurfeur qui nous a permis de quitter Vilnius alors qu’il commençait à être tard
    • Tomas, qui nous a pris en stop sur deux jours et nous a trouvé un endroit où camper !
    • Ce papy parlant italien qui nous a souhaité “Buena Fortuna !”
    • Ce vendeur de graines, super sympa, qui nous a même offert des portes clés de sa société et des bonbons
    • Una et Kalvis qui nous ont gentiment proposé de nous héberger alors que je ne les avais pas vu depuis que je les avais rencontrés 3 ans auparavant.
    • Ce couple avec qui la communication a encore une fois été compliquée.
    • Ce mec qui nous a raconté une histoire incroyable sur les camps en Sibérie.
    • Ce mec qui nous a déposé à Riga sans échangé un mot avec nous.
    • Asger et ses colocs qui nous ont hébergés à Riga.
    • Enrico Maria et les autres voyageurs que nous avons rencontrés à Riga et qui ont rendu ce séjour inoubliable
    • Ce comédien ayant travaillé à Paris qui nous a permis de sortir de Riga
    • Cette nana qui a fait un détour pour nous montrer une jolie plage
    • Ce couple bulgare qui nous a emmené à Tallinn dans leur camping-car
    • La famille de la copine de mon beau frère qui nous ont accueillis chaleureusement à Tallinn.

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