CORON, LIEU À NE PAS RATER

CORON, LIEU À NE PAS RATER

Bon, ben on y est, Coron, ma dernière étape aux Philippines. Et quelle étape ! Une des plus belles, une des plus mémorables. À savoir : La ville de Coron où l’on dort est sur l’ile de Busuanga , l’île de Coron est juste à côté, c’est celle où l’on fait les excursions.

 Le 19 juillet 2016

Avant de vous parler de Coron, je dois vous parler de comment je suis arrivée à Coron. Rien que ça c’est tout une aventure ! J’ai donc pris le bateau d’El Nido jusque Coron. Des bateaux font le trajet tous les jours, départ à 7h30 du matin, pour environ 1400 pesos – Oui, c’est un peu cher. J’avais lu beaucoup de choses sur internet concernant ce trajet, comme quoi il était super dangereux et blablablablabla. Moi je vais vous dire, il n’est pas dangereux. Par contre, c’est vrai, il est super inconfortable et très long ! On est assis les uns à côté des autres sur des bancs en bois, autant dire que j’avais mal aux fesses à la fin. C’est un tout petit bateau sans rien pour s’occuper. Et ça dure, 8h. Oui vous, m’avez bien entendu, 8h assis sur un banc en bois. Bon moi je me suis occupée en m’épilant les jambes à la pince à épiler – Quoi ? Chacun son truc ! Un petit – vraiment petit – repas vous est donné pour le déjeuner.

 

J’arrive à Coron, la ville, et là, bon ben c’est pas El Nido hein. Parce que le village d’EL Nido est super mignon, dans un sens. On retrouve, derrière le tourisme, un village authentique avec l’habitat anarchique, des petites rues de terre remplies de stands de nourriture, des petits boulots, et surtout des philippins toujours aussi souriant. Le village de Coron, c’est différent. D’ailleurs je n’ai pas vraiment trouvé de village. C’est plutôt une grosse route goudronnée avec des petites ruelles en perpendiculaire. Pas de plage, en tout cas moi je ne l’ai pas trouvée. Mais bon, ici, c’est juste l’endroit pour dormir.

Du port je prends un tricycle et lui demande de me déposer à une auberge pas très chère. Je paye bien sûre bien trop cher pour le tricycle car je ne me suis pas renseignée avant mais en réalité le prix est fixé à … 30 pesos je dirais mais je n’en suis plus sûre  – Sorry. Il me dépose à un hostel, l’accueil est chaleureux, comme toujours aux Philippines. Et… Je suis toute seule dans le dortoir… Oh non ! Je me retrouve toute seule à nouveau. Mais non, attends deux secondes ! Effectivement, quelques minutes plus tard, une fille des Pays-Bas arrive et nous passerons les quatre jours sur Coron ensemble ! Elle est douce, toute souriante, avec un anglais impeccable bien sûr. Je me sens tarte à côté d’elle.

Elle m’explique que Coron est un site internationalement connu pour la plongée sous-marine dans des épaves de bateau. Car oui, il y a ici pas mal de bateaux de guerre datant de 39-42 qui ont été coulés et que l’on peut donc visiter !  Moi à la base, je n’étais pas du tout venue à Coron pour plonger. À vrai dire, je n’étais même pas au courant que c’était un spot de plongée si connu. Je ne suis pas chaude, et de toute façon les épaves les plus intéressantes sont à plus de 18 m de profondeur et donc avec mon Open Water, je ne peux pas y aller.

Je l’accompagne tout de même au centre de plongée, de toute façon je n’ai rien à faire pour l’instant. Et là, ben devinez quoi ?! Je me suis laissée tenter. Et oui, parce que même si je n’ai que l’Open Water qui me permet d’aller à 18m de profondeur, je peux faire ce que l’on appel une Deep Adventure qui me permet pour cette fois de descendre à 30 m ! Et donc, d’aller voir les épaves.

Une Deep Adventure, Kesaco ?

C’est une mini formation qui te permet, pour cette fois, de plonger à 30 m. Tu lis des documents, tu remplis un questionnaire, tu es avec un instructor. Voilà, ça te prend une heure. Bien sûr, tu payes plus. Mais, ce qu’il faut savoir c’est que cette Deep Adventure c’est une avance sur l’Advance. Normalement, quand tu voudras passer l’Advanced, tu pourras dire que tu as déjà fait une Deep Adventure et donc ils devront te facturer une plongée en moins !


Le soir, on se fait un petit resto à deux. Cette fille est toute jeune mais a déjà fait pleins de choses jusqu’à faire sa marque de Tee-shirt ! Incroyable ! Elle est vraiment inspirante.

 Le 20 juillet 2016

Journée Plongée ! Yeaaaaaah !

Je fais la première plongée en solo avec mon instructeur. Et autant le dire, je l’ai impressionné, en toute modestie bien sûr – Regardez comment elle se la pète celle-là. Non mais bon ça fait plaisir de se faire complimentée, non ? Et pour une fois que je suis bonne naturellement en quelque chose ! L’océan c’est mon dada. Comme à chaque fois que je me retrouve dans le monde du silence, je me sens merveilleusement bien. Nous slalomons autour du bateau, je vois une hippocampe, je suis émerveillée.

Et c’est parti pour la deuxième plongée, cette fois-ci accompagnée de la néerlandaise. Le courant est fort, la visibilité n’est pas terrible, il faut descendre dans l’eau en se tenant à une corde. Pas de chance pour moi, une anémone se trouve sur la corde, je n’ai pas de gant, je ne la vois pas et mets la main en plein dedans. Ouuuh ça fait mal, et ça va me perturber dans ma plongée. On s’approche du bateau épave. On nage au dessus quand l’instructeur nous fait signe de descendre dedans. Pour vous mettre dans l’ambiance, à l’intérieur du bateau, il n’y a plus de lumière, et plus on avance dedans, plus l’obscurité est grande jusqu’à arriver au noir complet. Nous avançons lentement, à l’aide de nos lampes torches. L’adrénaline est à son maximum. J’ai peur, mais ça m’excite ! Mon regarde part vert tout les côtés. Puis, nous arrivons au paroxysme de l’aventure. L’instructeur nous fait signe de passer dans un petit trou, on ne voit rien de ce qu’il y a de l’autre côté, nos gabarits y passent à peine. Il nous explique comme il peut qu’il faut descendre immédiatement après avoir passer à travers le trou car un obstacle se trouve juste en face. De l’autre côté, c’est le noir complet. Il faut être un peu fou pour s’y lancer. Je suis ne suis pas rassurée mais j’y vais en première. Je me retrouve dans une toute petite salle. J’éclaire frénétiquement tout les côtés, j’aperçois dans un coin un homard paniqué par mon faisceau de lumière. J’ai l’impression d’être dans un film, la découverte du Titanic mais version film d’horreur. Ah parce que oui, je ne vous l’ai pas dit, mais j’ai peur du noir. Oui riez riez mais c’est comme ça c’est plus fort que moi. Donc imaginez moi dans une épave de bateau à je ne sais combien de mètres de profondeur sous l’eau, dans l’obscurité totale. Voilà, je ne faisais pas ma maligne. C’était incroyable, enivrant, effrayant, excitant, unique. Une des expérience les plus incroyables de ma vie. 

Merci donc à cette néerlandaise, sans qui, je n’aurais surement pas été plonger ici.



On rentre à l’hostel et surprise : Des nouveaux arrivants, un américain et une allemande qui se connaissent de l’Australie où ils font un Working Holidays Visa, un Israélien qui les a rencontrés plus tôt aux Philippines, et un anglais  ! Yeahhhh plus on est de fous plus on rit. Enfin, presque. Parce qu’en fait, ils ne m’ont pas mise du tout à l’aise. Ils parlaient tous un anglais courant parfait. Ils avaient en plus, pour certain, un accent très prononcé qui me compliquait encore plus la tache pour les comprendre. Et ils étaient tous à l’aise les uns avec les autres vu qu’ils se connaissaient d’avant. Donc, pour moi, et mon anglais approximatif, et surtout mon manque de confiance pour parler anglais, ça a été plutôt compliqué. J’ai passé les deux jours suivant avec eux, et  j’ai surtout été spectatrice, je n’ai pas beaucoup parlé, et je me suis beaucoup mise en retrait. Bref, j’étais complexée. Heureusement il y avait encore la néerlandaise avec qui j’étais à l’aise.

Le 21 juillet 2016

Aujourd’hui, c’est journée balade en deux roues. Trois motos, trois mecs, trois nanas à l’arrière et c’est parti !  Comme à chaque fois, un sentiment de liberté s’empare de moi quand je sens l’air fouetter mon visage et la vitesse de la moto et quand je vois les paysages magnifiques qui défilent. Pour cette fois, je suis contente de ne pas devoir conduire car la moto est manuelle et je n’y connais rien. Je me laisse donc guider, j’ai tout le temps pour admirer le vert de la végétation qui nous entoure. Imaginez, des paysages montagneux, la mer d’un côté, des lacs de l’autre, des rizières, des palmiers, un fermier avec son buffle qui laboure sa terre, des écoliers en uniforme marchant le long de la route, quasiment aucune trace d’activité humaine en dehors de ça, pas de maison, rien que la nature.  J’adore.

On s’arrête pour s’enfoncer dans un bois où se trouve un petit étang avec une petite cascade. Et là je vais vous l’avouer, je ne me suis pas sentie à l’aise. Les deux autres filles étaient magnifiques en maillot de bain, moi, ben j’aime bien les gâteaux et le fromage on va dire. Et donc, à ce moment précis, je me suis mise à complexer. Comme quoi, même à l’autre bout du monde, les mauvaise habitudes ne se perdent pas. Du coup, je reste un peu sur le côté, la néerlandaise me tient compagnie, qu’est ce qu’elle est gentille !

On reprend la route dans l’autre sens alors que le soleil commence à se coucher. Les couleurs orangés du ciel rendent encore plus beau le paysage. Je n’arrive pas à détourner mes yeux de ce ciel magnifique.

Puis, petit à petit, la nuit prend place. Je me sens encore plus enivrée par ce sentiment de liberté sur cette moto à toute vitesse dans la nuit. Mes yeux restent tournés vers le ciel mais cette fois-ci ce sont les étoiles que j’admire. Grace à l’absence d’activité humaine et de pollution lumineuse, le ciel est ici incroyable. Il semble scintiller tellement il est étoilé. Et là, un orage démarre au loin. On voit les éclairs qui traversent le ciel dans cette obscurité totale. C’est magnifique. 

Biiiiim ! Panne d’essence ! Notre moto ne veut plus démarrer alors que nous sommes à quelques kilomètres d’une station essence. Zut ! Un pilote de l’une des autres motos commence à nous pousser avec son pied posé sur un des cale-pieds de notre moto. Scène surréaliste et quelque peu inquiétante mais finalement, nous sommes arrivés à bon port !

 Le 22 juillet 2016

Un peu comme à El Nido, ici tu as le tour A, le tour B, le tour C, le tour D et même le E. Et exactement comme à El Nido, je me suis laissée guider par le groupe avec qui j’étais. L’allemande avait tout organisé, je n’avais plus qu’à payer et à suivre. Nous sommes partis à 4 avec la néerlandaise et l’israélien.  Ne me demandez pas quel tour j’ai fait et combien j’ai payé. Je n’en sais rien. Dès fois, ça fait du bien de ne pas penser et de se laisser porter. Surtout que là, je suis avec des voyageurs quelque peu expérimentés donc je leur fait confiance.

Cette journée est passée comme un rêve éveillé.  Le ciel bleu, la mer turquoise, le sable blanc, ces falaises noires couvertes de végétations, … c’est MAGNIFIQUE. Comme d’habitude, je suis admirative devant cette beauté. On monte jusqu’à un point de vue au Kayangan lake, idéal pour la photo de rêve  – Bon, ma peau dégoulinante de sueur gâche un peu la photo, c’est dommage !

Il y a un peu moins de plage qu’à El Nido mais c’est tout aussi beau, un peu plus sauvage. Je me rappelle de ce lagon, le Tween lagon, complètement caché. Pour y accéder il faut nager sous une arche en roche où il n’y a plus qu’un espace très limité pour laisser notre tête à l’air libre. Pour moi c’est un peu comme un jeu, j’adore. De l’autre côté, on se retrouve dans un lagon entouré de falaises grises. C’est magnifique. Gros bémol tout de même, il y a plein de petites méduses et je panique (un peu) dès que je sens quelque chose me frôler. Quelqu’un se fait piquer jusqu’à côté de moi et je retourne vite au bateau.

Un des autres arrêts se fait au barracuda lake. Jamais je n’avais eu une visibilité pareil dans de l’eau. Elle était tellement cristalline. Certains y font de la plongée sous marine il parait, je comprends pourquoi. Avec ma bande on s’amuse. On fait des photos, des vidéos, des concours d’apnée… Bref, on est des gamins et on s’amuse. Je me souviendrai toujours de cette séance de photos ratées :  le guide était censé nous prendre tous les 4 en photo. Donc on devait tous en même temps descendre à plusieurs mètres sous l’eau et faire des poses sympas. C’était sans compter sur mon incapacité à descendre dans l’eau pour je ne sais quelle raison et sur ma capacité d’apnée de 10 secondes maximum. Le résultat : des photos hilarante où les trois sont en bas, bien comme il faut en mode beau goss, et moi je galère et je suis tout en haut, juste en dessous de la surface. J’en rigole encore aujourd’hui, heureusement que le ridicule ne tue pas.

Je n’ai pas parlé du repas sur la plage d’Atwayan qui était une réelle tuerie, comme sur El Nido. En plus nous avions des petits bancs et des tables à l’abri du soleil sur une plage de sable blanc. Un PARADIS.


Le soir, c’est mon dernier soir sur Coron, il faut que j’en profite ! Avec la néerlandaise nous sortons boire un verre avec les philippins qui travaillaient pour l’agence de plongée avec laquelle nous avions plongé deux jours plus tôt. Nous avions bien rigolé sur le bateau et ils nous avaient invité à les revoir plus tard pour boire un verre. C’était l’occasion. Et j’aime toujours me perdre avec les locaux, c’est que comme ça que l’on profite vraiment du pays. Surtout que les philippins sont les gens les plus accueillants et les plus gentils que j’ai rencontré – Avec les mexicains. On finit par jouer au billard tous ensemble. Je suis déjà nulle à la base, mais là avec un ou deux verres dans le sang, je suis encore plus nulle. Et comme d’habitude, je rigole de moi et je passe une super soirée.

 Le 23 juillet 2016

Aujourd’hui, il est grand temps de dire au revoir à Coron et de repartir pour Manille. Vous pouvez imaginer à quel point je suis dégoûtée. Je dois dire au revoir aux îles paradisiaques et dire bonjour à nouveau à la pollution de Manille.

J’aurais pu prendre le bateau pour faire Coron – Manille, mais il n’y en a pas tous les jours et pour moi, ça tombait mal. Sinon, c’est la manière la moins chère pour rejoindre Manille. Vous pouvez trouver les horaires du ferry sur ce site. 

Moi, comme je n’ai pas le temps et comme j’arrive sur la fin de mon voyage, je me permets de dépenser un peu plus de sous et donc je prends l’avion. Une pluie torrentielle retarde mon vol mais je finis par décoller, à regret. Au revoir, Palawan, Coron, et vos îles incroyables

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