BANAUE, BATAD & LES RIZIÈRES

BANAUE, BATAD & LES RIZIÈRES

Les rizières de Banaue, considérées comme la huitième merveille du monde.

Du 3 au 5 juillet 2016


Pourquoi aller à Banaue ?

Quelle question ! Parce que c’est MAGNIFIQUE ma chérie ! Je me souviens que quand je les ai vues pour la première fois, j’ai été scotchée, mais vraiment. C’est tout simplement incroyable.  Ces rizières en terrasses spectaculaires, perdues au milieu de nul part, loin de tout… On ne peut qu’être frappé par l’importance des cultures et de la hauteur des rizières et par ce vert, presque fluo parfois, avec la jungle juste en arrière plan. C’est AMAZING ! Quelques mots dans un article ne suffisent pas pour décrire à quel point j’ai eu le souffle coupé. Un MUST, un de mes endroits préférés aux Philippines.

Comment aller à Banaue ?

Alors, aller voir cette beauté, ça se mérite ! Petite nuit dans le bus au programme et routes sinueuses qui plus est ! La compagnie Ohayami assure un bus de nuit entre Banaue et Manille pour 450 Pesos soit 9 €. Si vous comptez vous rendre à Banaue pendant la saison touristique, prévoyez d’acheter vos billets à l’avance.

Quand aller à Banaue ?

Entre juin et juillet c’est la meilleure saison. Les rizières sont au top. Évitez la période de plantation, de février à mars, il n’y a pas grand chose à voir à ce moment là.

 Où dormir à Banaue ?

Alors là, sans hésiter, je vous conseille Banaue Homestay ! La chambre coûte 500 pesos, soit 10 euros. Si vous êtes à deux, ça ne fait que 5 euros par personne, ça va. L’équipe est super, agréable, gentille, accueillante, au top. La patronne c’est Beatriz, elle est ultra gentille, serviable et souriante. Ils sont venus me chercher à la sortie du bus et ils m’y ont remmener quand je suis partie, le luxe. Beatriz organise tout ce que vous avez besoin. Puis n’oublions pas la vue incomparable qu’on a de la terrasse sur les rizières, au top. Et la cuisine; on mange vraiment super bien, je m’y suis fait mes meilleurs repas de toutes les Philippines.


Le 3 juillet 2016

J’arrive donc enfin à Banaue après une nuit de bus interminable ! N’ayant pas la place côté fenêtre, je ne savais pas comment me mettre pour essayer de dormir. Il faudra vraiment que j’investisse dans ces oreillers qu’on se met autour du cou. J’ai la crève, pour changer, j’ai vraiment du mal avec les changements de température entre super chaud à l’extérieur et trop froid avec la climatisation à l’intérieur. Je suis claquée mais quel bonheur d’arriver. Mon tuktuk personnel m’attend pour me ramener à l’hôtel et la vue sur les rizières me redonne le sourire, je suis émerveillée. Beatriz de l’hôtel prend vraiment soin de moi et voit que j’ai besoin de me reposer un peu et me propose d’organiser mon séjour ici plus tard. J’ai donc dans l’idée de faire une sieste, c’était sans compter sur l’américaine, pas super sympathique en plus, mais qui essaye de me convaincre pour partir directement et aller faire la balade dans les rizières du coin. Ben oui, à deux on divise le prix et c’est moins cher ! Bon, je suis au bout de ma vie mais je me laisse convaincre – fille facile va ! Comme ça je ferais autre chose le lendemain ! Tout est organisé par notre chère Beatriz et notre guide nous emmène dans son super tuktuk – Mais non c’est un trycicle, nuance ! En route mauvaise troupe !

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On s’arrête à plusieurs points de vue et au début je ne comprends pas trop. Si ce n’est que pour s’arrêter à des points de vue, j’aurais pu le faire toute seule, à pied, même si ça grimpe. Car il faut l’avouer, le prix du tour est très élevé. Je me demande si je ne me suis pas fait un peu arnaquer. Mais bon, on arrête de râler et on profite car, malgré la pluie, ça en jette de fou. Ça valait vraiment le coup de combattre la fatigue et de se motiver. Puis, on laisse tomber le tricycle, on empreinte un petit chemin et on commence à marcher dans les rizières, carrément ! Et ça c’est… Génial ! Bon, c’est un peu casse gueule on va pas se mentir. D’ailleurs, je suis tombée et j’ai finit le pied trempé, rien de mieux pour se mettre dans l’ambiance. On ne croise quasiment personne à part les quelques locaux qui se baladent avec un cochon attaché sur un bout de bois. Ça sent le bon repas pour le soir ! Plus typique tu ne peux pas faire. On marche je ne sais combien de temps et je suis en kiff total. J’adore. Le guide nous explique des trucs sur ces rizières vielles de 2000 ans et surtout il permet de ne pas nous perdre. Car oui, j’ai compris que là, un guide c’était vraiment une bonne option, avec mon sens de l’orientation proche de zéro, je me serais perdue 20 fois sans lui. Bon, honnêtement vous pouvez le faire sans guide. Il suffit d’avoir de bonnes jambes car au départ, sur la partie « route goudronnée », ça grimpe. Puis, sur un des points de vue, il y a un escalier qui descend jusqu’aux rizières, suivez votre instinct. De toute façon, on voit le village en bas dans la vallée et c’est par là qu’il faut aller, donc même si vous vous perdez vous finirez surement par retrouver votre chemin.

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Je rentre encore plus exténuée à l’hôtel mais au lieu de me reposer je reste avec l’américaine et avec une nouvelle arrivante : Une philippine qui voyage seule elle aussi.  Et devinez quoi ? Elle est prof de plongée ! Parfait, je vais pouvoir lui demander conseil. Je lui parle que je veux passer l’Open Water, elle me conseil de le faire à Dumaguete dans le sud de Cébu island, c’est moins cher et d’ensuite plonger sur Apo Island, juste à côté. Parfait, mon itinéraire se dessine de plus en plus.

 

Seul hic de la soirée, je me rends compte que parler anglais, quand je suis dans un groupe et non en tête en tête, c’est dur pour moi. Je n’ose pas trop m’imposer et j’ai vraiment du mal à formuler mes phrases face à ces deux filles qui parlent super bien anglais.


Le 4 juillet 2016

Il faut savoir qu’à Banaue, il n’y a pas que les rizières de Banaue à voir. Parce que comme d’habitude, je ne vais pas vous mentir, les rizières de Banaue sont magnifiques, mais le village est dégueulasse, clairement. L’avantage que j’ai c’est que mon hôtel se trouve en dehors du village donc je n’y ai pas vraiment prêté attention. Mais, il y a un autre village pas loin : Batad, plus authentique, carrément au milieu des rizières, il parait que c’est encore plus magnifique. Je dis « il parait » car je n’y suis pas allée – petit regret – car j’étais trop crevée et je voulais soigner ma crève.

Comment aller à Batad ?

  • Treck sur trois jours : départ De Banaue en tricycle jusqu’au 1er point de vue, marche de 7h jusqu’à Pulo et Campulo où tu dors le soir, marche le lendemain jusqu’à Batad, nuit à Batad et retour sur Banaue. Désolée j’ai pas plus d’info sur ce trajet mais internet en regorge ! Bonne recherche !
  • Jeepney de l’office du tourisme qui coûte 400 Pesos par personne aller-retour, il part du marché de Banaue. C’est la version la moins chère. Petit conseil : montez sur le toit pour profiter de la vue à 360°. La Jeepney vous déposera à une heure de marche de Batad car il n’y a pas de vraie route qui va jusqu’au village ! On se sait jamais quand ils partent, ça c’est le soucis, renseignez vous directement à l’office de tourisme dans Banaue.
  • Louer un tricycle à partir de Banaue. Ça coûte beaucoup plus cher que la Jeepney publique: comptez 800 pesos l’aller-retour. À négocier ! Et comme la Jeepney, ils vous déposent à une heure de marche de Batad.
  • Louer une Jeepney à partir de Banaue. Ça coûte beaucoup plus cher que la Jeepney publique et le tricycle: comptez 2500 pesos l’aller-retour. À négocier ! Mais si vous êtes nombreux, ça peut être rentable.

À savoir : l’entrée au village de Batad coûte 50 pesos.

 

Que faire à Batad ?

  • Treck jusqu’à la cascade de Tappiya : environ une heure de marche pour l’aller, assez physique.
  • Treck jusqu’au Awa view Deck: environ 5 heures au total, on circule à travers les rizières, très dur physiquement car c’est une montée en continue.
  • Treck jusque Bangaan : De 3h30 environ, assez difficile, il est recommandé de prendre un guide. Le village de Bangaan est magnifique, enfin de ce que je vois sur internet, car je n’y suis pas allée – autre regret. On peut très bien dormir à Bangaan et reprendre un transport directement pour retourner sur Banaue. Il y a des Jeepneys et des tricycles privés, chers comme d’habitude, ou des bus/jeepney publics tôt le matin (entre 7h et 9h) mais c’est un peu au petit bonheur la chance niveau horaire.

 

Alors comme je l’ai déjà dit, je n’ai pas fait cette partie du voyage et je le regrette vraiment. Mais bon, ça me donne une raison pour revenir. Je pense que la prochaine fois, je prendrais vraiment mon temps et je ferais la totale, (Banaue – Campulo – Batad – Bangaan – Banaue ) même si je sais que je vais souffrir. Puis après je prendrais une Jeepney pour Sagada, un autre de mes regrets, pour aller voir les cercueils suspendus d’Echo Valley et une ou deux grottes.

Pour aller à Sagada :

Prendre une Jeepney ou minivan jusque Bontoc (1h30, 200 pesos), en traversant un magnifique paysage de montagne et de rizières en terrasses (montez sur le toit de la Jeepney!), puis une jeepney pour aller à Sagada (30 min, 50 pesos), destination finale.

 

Alors moi, qu’est ce que j’ai fait de mon deuxième jour ici ? Et ben, je suis restée toute la journée dans ma chambre, profitant du wifi pour planifier le reste de mon séjour et essayant de soigner ma crève. Je ne suis descendue que pour manger et fumer (bouuuuh le tabac c’est pas bien) et j’ai eu l’occasion de rencontrer un couple de français. On a un peu discuté, c’était sympa mais après quelque chose de bizarre s’est passé. Alors qu’on remontait dans nos chambres respectives, la fille m’a demandé si elle pouvait dormir dans ma chambre. J’ai deux lits, pas de soucis. On a parlé une bonne partie de la nuit, le séjour avec son copain ne se passait pas très bien. Je lui propose de se joindre à moi pour le reste de son voyage (ben oui, plus on est de fous plus on rit non?) mais elle finira pas se laisser convaincre par son copain de finir son séjour avec lui. J’ai joué le rôle de psychologue ce soir là, comme quoi, tout est possible.


Le 5 juillet 2016

Le lendemain je rencontre un autre français – C’est bourré de français par ici – super sympa. On s’entend super bien, mais c’est dommage lui arrive et moi je pars… Aujourd’hui encore je ne fais pas grand chose, je descend dans le village assez moche de Banaue pour m’acheter une mangue au marché et prendre mon déjeuner et je me prépare psychologiquement au bus retour de nuit pour Manille. Et dans le bus, devinez qui je croise ? Un des deux français rencontrés à Manille que j’avais perdu de vue car ils étaient directement partis pour Batad !

La suite à Oslob, viens voir les requins baleines !

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