KOH PHANGAN & LA FULL MOON PARTY

KOH PHANGAN & LA FULL MOON PARTY

Passage obligé sur les îles du golf de Thaïlande

Le 18 juin 2016


Avant toute, il faut que vous lisiez cette article pour comprendre dans quel état j’arrive finalement à l’aéroport de Shurat Thani. Je pense que dorénavant, tout va rouler comme sur des roulettes, et ben non pas du tout.

On sort de l’avion et je cherche comment prendre une navette pour me rendre au port. Je n’ai pas vérifier les horaires des navettes mais je pense naïvement qu’après chaque avion, ils ont prévu une navette puis un bateau pour aller sur les différentes îles d’à côté. En effet, il n’y a absolument RIEN à faire à Surat Thani et je ne vois aucune raison d’y rester. Mais non, on m’annonce que la dernière navette est déjà partie et qu’il faut payer des milles et des cents pour un taxi. Je panique un peu – Oh non pas encore ! – et je demande à tout le monde, un peu en courant, s’il ne reste pas encore une navette quelque part. Ma pote ne parle pas anglais, elle ne comprend rien de ce qu’il se passe, et il est vrai, un peu paniquée, je ne prends pas le temps de lui expliquer car je ne pense qu’à une chose : être rapide pour essayer de choper une navette qui aurait pu prendre du retard ou je ne sais quoi.

Et mon vœux est exhaussé ! On nous fait signe qu’il reste une navette avec deux places à l’intérieur, allez, on est parti. Ouf, il en a fallu de peu. Mais on se rend compte que si on a eu de la chance d’avoir cette navette c’est parce qu’elle était très en retard et qu’on risque de rater le dernier bateau. C’est encore une fois la course et la montée de stress. Moi qui suis normalement cool Raoul, que m’arrive t-il ? Ah oui, je ne suis pas seule. Toute seule, j’aurais dit que ce n’était pas grave, j’aurais peut-être passé une nuit tranquille à Surat Thani, car oui, je m’en fout de perdre une journée. Mais ici, le stress vient du fait que ma pote a juste deux semaines de vacances, et on a déjà perdu une journée. Heureusement on arrive juste à temps par rapport à l’heure de départ du bateau… Qui finalement partira avec une demi heure de retard.

Pour vous éviter tout ce stress, rendez-vous sur ce site pour vérifier les horaires des navettes et des bateaux.

 

On est enfin sur le bateau, en route pour Koh Phangan et sa légendaire Full Moon Party ! Bon, il crache de la fumée noire dégoûtante, il part avec je ne sais combien de retard et on apprend  qu’il y a beaucoup d’heures avant d’arriver sur l’île et qu’il faudra prendre son mal en patience. Moi personnellement, je m’en fout royalement. Je me pose sur le pont extérieur, et j’ai déjà fait beaucoup plus long niveau transport, ça ce n’est rien. Mais là, je commence à voir les différences entre moi, backpacker solo depuis un an quasiment, et mon amie qui s’est pris deux semaines de vacances. J’ai l’impression que ça la fait vraiment ch*er de perdre une journée dans les transports (surtout après avoir déjà perdu une journée de ma faute), et ça me stresse encore.

Puis un mec nous accoste et nous demande si nous avons un hôtel. Oui ! J’avais chargé ma pote de réserver les hébergements pour les îles. Et là, patatra, il nous montre sur une carte que l’hôtel réservé est de l’autre côté de l’île à l’opposé de la Full Moon Party et que pour y aller il faut traverser en taxi toute les montagnes et que ça prend je ne sais plus combien de temps et que ça coûte bonbon. Bref, je suis dépitée, ma mal chance me poursuit. Je ne peux pas en vouloir à mon amie, mais elle, elle m’en veux de ne pas lui avoir préciser de regarder la proximité avec la Full Moon quand je lui ai demandé de réserver l’hôtel… Que veux tu, je ne peux pas être parfaite !

Enfin bon, le mec en question nous offre un autre hôtel, plus proche et dans nos prix. Il me propose de me prêter son téléphone pour annuler notre première réservation. Je n’arrive plus à réfléchir et je me laisse convaincre. J’appelle notre hôtel – Vous perdrez la réservation et ce que vous avez payé – Bon, c’est moins de 20 euros, tant pis. Et voilà, on a changé d’hôtel.

On arrive et je ne suis pas déçue même s’il fait nuit et que nous ne voyons pas grand chose. Nous dormons dans des petites cabanes, c’est sympathique. Sauf que là, patatra de nouveau, le copain de ma pote lui dit que nous avons atterries dans un des pires hôtels de Koh Phangan selon Tripadvisor. Moi j’en ai rien à faire car je suis plutôt contente de ce que je vois mais j’ai l’impression que ça ne plait pas du tout à ma pote. Bon, c’est fait c’est fait. On passe quand même une super soirée à se prendre en photo en sautant dans la piscine comme des gamines. L’heure de baignade est clairement dépassée mais personne ne nous dit quoi que ce soit. On rigole quand même car, dans l’obscurité, nous ne voyons absolument pas la couleur de l’eau mais on s’imagine bien qu’elle doit être quelque peu verdâtre vu les notes sur Tripadvisor.

On se motive pour sortir le soir à la Jungle Party, une sorte de chauffe pour la Full Moon du lendemain. La fête est déjà un truc de fou mais on se retrouve avec zéro bath après avoir payé une entrée que l’on pensait gratuite, donc on a zéro alcool dans le sang, et je sais que sans alcool la fête est plus folle, mais quand même on en aurait bien eu besoin pour se mettre un peu plus dans l’ambiance. La musique est super, on fait le tour et il y a vraiment de tout, des danseurs avec du feu, des expositions de peintures, des combats de boxe thaï, et j’en passe. C’est une super soirée, vraiment et ça nous donne envie que d’une chose : s’éclater le lendemain à la Full Moon.


le 19 juin 2016

Juste à côté de l’hôtel il y a de quoi louer un scooter, je ne sais absolument plus les prix mais c’était pas cher si tu en prenais un pour deux. Je vous avoue que ma dernière expérience de scooter datait de 6 mois plus tôt au Mexique sur Cozumel mais pleine d’aplomb, j’assure ma pote que si je sais conduire, avec ou sans personne derrière moi. De toute façon, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas, non ?

 

Allez, en route mauvaise troupe ! On veut aller sur la plage où se passe la Full Moon Party pour aller y jeter un coup d’oeil mais on se retrouve devant un obstacle de taille : une pente tellement grande que le scooter ne veut plus monter et même à pieds on a l’impression que c’est impossible. Je veux persévérer mais ma pote m’en dissuade et elle a bien raison. Rien que la descente de ce que nous avons réussi à grimper me fait flipper de fou. Bref, on fait demi tour et on part dans l’autre sens. Les paysages sont beaux, il n’y a pas à dire.

Paysage Végétation Route Koh Phangan Thaïlande.JPG

On passe devant The Challenge Phanganun énorme parc de jeux aquatique en mode « tu n’as plus de bras à la fin de la journée ». En plus, c’est happy hour et leurs mojitos sont super bons. Franchement je m’éclate, enfin, on s’éclate, même si on galère bien comme il faut, enfin, surtout moi. Jusqu’à ce que patatra de nouveau, catastrophe. L’appareil photo waterproof de ma pote était attaché à l’attache de son gilet de sauvetage et celui-ci s’ouvre lors d’un saut. Avant qu’on ait pu dire ouf, l’appareil est au fond du lac. MERDE MERDE MERDE. Je me renseigne, le lac fait facile 12 mètre de profondeur, sans compter les mètres de vase ensuite, avec une visibilité proche de zéro. Ouais, j’ai beau aimer la plongée, je ne suis pas non plus un surhomme. Donc voilà, l’appareil photo et les photos qui étaient dedans, sont perdus au fond de ce lac quelque part sur Koh Phangan en Thaïlande. Autant dire que le moral n’est pas au beau fixe. Merde alors, on avait passé une super journée.

Sur la route du retour mes nerfs sont un peu mis à l’épreuve. Je ne sais pour quelle raison, ma pote veut que l’on rentre avant que la nuit tombe, et le soleil est déjà bien bas dans le ciel. Je suis sûre de ma route, j’y mettrais ma main à couper, mais elle ne me fait pas confiance et je sens son stress monter. En effet, on ne croise absolument personne sur la route mais je lui répète de me croire mais rien n’y fait, elle continue de s’activer derrière en me demandant de faire demi-tour. Je perds un peu patience mais je sers les dents. On arrive enfin à l’hôtel où je me retiens de lui dire un « tu vois, j’avais raison » – Oui j’assume, un de mes gros défauts c’est que j’aime avoir raison. Elle court pour appeler son copain pour le prévenir de la disparition de l’appareil photo et moi je cours prendre une photo du splendide couché du soleil sur la plage. Quel bien fou ça fait de voir un paysage à couper le souffle.

Couché de soleil plage oh Phangan Thaïlande.JPG


Bon allez, on efface et on recommence. Ce soir, c’est FULL MOON PARTY ! J’en rêve depuis des années. J’avais vu des photos et des vidéos sur internet, ça avait l’air mortel. Bon, il y a le côté écologique qui est horrible, c’est vrai, mais c’était vraiment un de mes rêves, alors oui, j’ai fait mon égoïste je l’avoue, et j’ai participé à un événement désastreux pour la planète.

Mais franchement, c’est un TRUC DE FOU. Je passe une pure soirée. Avant de rentrer, on se fait peindre sur les visages et on s’achète des colliers de fleurs fluos pour se mettre dans l’ambiance. Les DJ s’alignent sur la plage, on va jusqu’au bout, on s’achète notre bucket et on danse jusqu’au bout de la nuit. Il y a un monde incroyable. Je suis en transe. La mer m’appelle et je vais me baigner, avec la musique qui me traverse le corps, c’est juste GÉNIAL ! Je fais des photos avec des gens que je connais pas, j’embrasse une coréenne plutôt mignonne, on saute à travers un cerceau en feu, on fait du toboggan comme des gamines de 5 ans, c’est du grand n’importe quoi.

Bon, on ne va pas se mentir, la nuit ne s’est pas terminée comme je l’avais pensé. Ma pote part plus tôt et me laisse seule – je lui avais dit que c’était ok, je reste de longues heures assises à regarder la mer et à dessaouler. Puis, lorsque je décide de rentrer à mon hôtel, je me rends compte que je suis totalement perdue, qu’il n’y a plus personne dans les rues à part des cadavres. Je tourne en rond en cherchant un taxi, en vain. Je vois quelques personnes partir en bateau taxi et d’un coup j’ai un flash ! Ok notre premier hôtel était de l’autre côté de l’île mais peut-être qu’on aurait pu y aller en bateau taxi et que ça aurait pas été aussi long et cher qu’en taxi normal. Je me demande si le gars qui nous a accostées sur le bateau nous aurait pas bernées, c’est grandement probable mais je préfère ne pas y penser. Finalement, je trouve un moto taxi avec qui je finis par me « battre » car il refuse de me rendre ma monnaie, et sur un billet de 1000 baths, ça fait beaucoup. J’essaye secrètement d’oublier cette partie de la nuit et de me rappeler que de la première partie.


Le 20 juin 2016

Aujourd’hui, on change d’île et on va sur Koh Tao mais avant ça il faut aller rendre le scooter qu’on a loué la veille. Et ….. PATATRA ! Nouvelle galère ! Pas moyen de mettre la main sur la clé ! Je cherche partout, je retourne la chambre mais rien. Ma pote va au bureau de location pour les prévenir, et ils ne sont pas du tout étonnés. Je me demande si dans l’agitation de la veille, je ne l’aurais pas oublié sur le scooter quand on est arrivé et que le surveillant de l’hôtel leur aurait ramené… Bref la théorie du complot. Dans le contrat c’est écrit noir sur blanc : perte de la clé = 1000 baths. C’est moi qui conduisait le scooter, c’est ma responsabilité, j’assume et je paye. Je ne suis plus à ça près.

On prend le taxi pour le Piers, puis on se retrouve de nouveau pour de longues heures sur un bateau avant de mettre le pied sur Koh Tao.

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