QUE FAIRE À SIEM REAP ?

QUE FAIRE À SIEM REAP ?

Le Cambodge, pour tout dire, je n’avais pas du tout, vraiment pas, prévu d’y aller.

Du 25 au 31 mai 2016


Puis un petit Grenoblois rencontré en Bolivie m’a dit « Mais tu vas en Thaïlande !? Super ! Tu devrais passer voir les temples d’Angkor à Siem Reap ». Humm, faisons une pause 5 minutes. « Premièrement, où c’est exactement le Cambodge?! Les temples d’Angkor ? Oui, j’en ai entendu parlé. Ah, c’est au Cambodge ! À Siem quoi ? Siem reap ?! ».

Parce que je vais vous l’avouer, je ne connais absolument rien de cette partie du monde. Enfin, rien, j’exagère. Je savais quels pays faisaient partis de ce que l’on appelle l’Asie du sud-est et les placer plus ou moins. Mais après, ce qu’il y a à voir …. Aucune idée.

Surtout que je passe de l’Amérique latine et de noms de ville de style « Sucre » ou « Arequipa », bref faciles à lire et à prononcer (si on oublie le nom de ruines mexicaines), à « Faut trop que tu ailles à Kanchanaburi ! ». Whaaaaaaat ? Bref, changement total d’univers ! Ce sont un peu deux salles deux ambiances et je suis encore en mode « dépaysement total ».

Bon, revenons à nos moutons et à Siem Reap.

Première question : Comment y aller ?

Réponse a : en bus ! C’est la version la plus longue et la moins chère comme toujours – quand feront-ils les bus hypersoniques ? Bref, faites attention à bien avoir un bus qui vous emmène jusqu’à Siem Reap et qui vous ne vous laisse pas à la frontière comme des cons. Ça coûte entre 15 et 20 euros. Le conseil à retenir c’est de prévoir son visa avant. Ah oui, si vous ne le savez pas, il faut un visa pour le Cambodge. Il coûte 30 euros pour 1 mois si je ne me trompe pas. Vous pouvez le faire faire à la frontière (prévoir la photo d’identité) mais dans ce cas là préparez vous à de longues files d’attente sans compter le petit pourboire qu’ils prennent au passage. D’où le conseil d’avoir son visa déjà en poche, ça vous évitera les files d’attente. Sinon, pour le pourcentage qu’ils se prennent illégalement vous aurez du mal à passer outre. Si vous êtes en mode solo ou avec un groupe qui vous soutient vous pouvez avec patience et acharnement leur faire comprendre que c’est illégal et ne rien payer ou au moins faire baisser le prix. Le mieux c’est quand tout le groupe se motive et forme un bloc de « on ne payera rien » mais malheureusement la plupart se contente de payer sans rien dire.

Réponse b : En avion ! C’est la solution la plus rapide et moins casse tête au niveau de la paperasse. On fait son visa à l’arrivée à l’aéroport ( on oublie pas sa petite photo d’identité ) et voilà. Pas de racket. Mais, car il y a toujours un mais, c’est cher. Air Asia a le monopole sur ce trajet et donc elle en profite la coquine. J’avais payé 140 euros l’aller-retour, autant dire que ça m’a fait un trou dans le budget. Mais bon étant avec ma petite maman – je vous rappelle qu’elle m’accompagne pendant 3 semaines pour ceux qui ne suivent pas – je voulais lui épargner les longues heures de bus.

Petite parenthèse sur l’arrivée à l’aéroport, ils nous ont conseillé de prendre des dollars et de la monnaie cambodgienne. Conseil : ne faites pas ça à moins que vous avez pour projet de sortir des chemins battus et de vous perdre dans les campagnes. Dans les villes touristiques, tout se paye en dollars et quand vous payez en monnaie nationale vous perdez pas mal sur le change. En plus, bête comme je suis, je suis repartie du Cambodge avec l’équivalent de 25€ de monnaie cambodgienne en pensant que c’était des baths et maintenant plus moyen de les échanger, personne n’en veut.

Ensuite, pour le trajet de l’aéroport à Siem Reap, les prix sont fixes et sont de 7 euros pour la course (non par personne) ! Il n’y a que 7-8 km entre les deux.

Ça y est, on y est, Siem Reap.

Et c’est comment dire ? Touristique et …. Un peu bordélique, soyons honnête. Cette ville a grandi à une vitesse grand V due à la montée du tourisme, due à la présence des temples d’Angkor, bien sûr. Donc des hôtels ont été construits et sont en train d’être construits un peu partout. Il y en a pour tous les goûts, du fancy à la guesthouse. Les touk-touks envahissent les rues interpellant chaque touriste. On trouve restaurants, bars, salons de massage, agences de voyages, bref, c’est touristique. C’est assez sale, les rues sont jonchées de détritus en tout genre et gros bémol, il n’y a aucun trottoir ou alors ils sont impraticables. Alors, en temps normal, je m’en fout qu’il n’y ai pas de trottoir mais ici, pour le piéton, c’est plutôt dangereux. Les centaines de scooters, motos, touk-touks, vélos et voitures roulent n’importe comment et autant vous dire que le piéton n’est pas vraiment la priorité. Et ah oui j’allais oublier ! Il fait chaud ! Très chaud ! Encore plus chaud qu’à Bangkok.

Malgré tout ça, je dis malgré car j’ai l’impression d’en avoir dresser un tableau un peu noir, j’ai adoré ma petite semaine à Siem Reap. Pourquoi ? Car j’ai vu et fait pleins de choses super intéressantes. Car à Siem Reap, il n’y a pas que les temples d’Angkor, bien au contraire.


 Alors, que peut-on y faire ?

  • La visite de la boutique « Senteurs d’Angkor ». Avec ma petite maman, on décide d’y aller à pied, elle n’est en effet qu’à 20 minutes de notre hôtel. FACIIIIILE ! C’était sans compter la chaleur. Je me sens mal, on s’arrête prendre un café hors de prix dans une boutique avec clim, on repart et maintenant c’est au tour de ma mère de se sentir mal – Ah ces nordistes, ça ne sait absolument pas gérer la chaleur. On est à deux doigts d’abandonner et finalement avec quelques mots d’encouragement de l’une à l’autre, on y arrive. J’ai l’impression d’avoir fait un parcours du combattant, pire que mes trecks en Patagonie. Une dame nous fait faire le tour des ateliers tout autour de la boutique : là où ils font les paniers, là ou ils font les bougies, etc… enfin j’ai dit « ils » mais c’est plutôt « elles » car ce ne sont que des femmes. La visite est très sympa mais TRÈS rapide. Puis un thé est offert avant ou après ton passage dans la boutique. Alors oui, la visite est gratuite mais ils s’attendent à ce qu’on achète quelque chose. Alors oui, comme toute production bio qui respecte les Hommes en plus de la nature, c’est cher. Mais acheter un petit truc à 5 euros c’est pas grand-chose et ça fera un beau cadeau à ramener.
  • Voir un spectacle de danse ou de cirque. À Siem Reap, il y a l’embarras du choix. Nous, on a plus choisi selon un critère économique car il est vrai que ce n’est pas donné. Un spectacle peut vite vous coûter 40 dollars, bref hors de prix pour moi. À notre hôtel, ils nous proposent d’aller voir un show de danses traditionnelles avec buffet à volonté pour 12 euros. C’est pas cher ! On se retrouve donc au milieu de dizaines de chinois très silencieux comme à leur habitude. C’est vraiment le petit bémol de la soirée, la salle est immense et des tables interminables s’alignent devant la scène, ça fait un peu usine. Mais si on oublie ça, le buffet était bon, le spectacle était super sympa, et les danseuses magnifiques.

Dance Cambodgienne traditionelle Siem Reap

  • Allez faire un tour dans les villages environnants et sortir des sentiers battus. Je pense que le mieux c’est de se louer un scooter, de prier avant de prendre la route (ce sont vraiment des fous du volant), puis d’y aller au culot : traverser les villages, s’arrêter devant une école ou devant une maison et toquer à la porte. Pourquoi ne pas ramener feuilles, cahiers et stylos pour les gamins ? Ça serait une bonne entrée en matière. Sinon, autre solution : se faire guider. On trouve par-ci par-là, des brochures pour « une journée pas comme les autres dans la campagne cambodgienne ». Ça coûte tout de même un peu cher, aux alentours de 40 dollars si je ne me trompe pas avec le guide, le transport et le repas du midi voir du soir. C’est sympa mais je pense que ça manque encore un peu de mise en place. J’ai eu l’impression que notre guide nous faisait juste faire le tour de ses potes et sa famille, au bout d’un moment quand la discussion n’est pas trop possible le temps peut paraître long. J’ai bien aimé, je vais pas faire ma française jamais contente mais j’ai eu l’impression de juste effleurer du bout des doigts la vie de ces gens et j’aurais voulu en savoir encore plus. Comme si on te permettait de lécher un chocolat mais juste une fois et après on le jette, c’est frustrant non ? J’aurais peut-être dû lui dire que ça m’aurait bien plu d’entrer dans une école où même d’essayer une de leurs méthodes ancestrales pour l’agriculture. Bref, pour moi c’est un Must mais si c’était à refaire j’irais toute seule sans guide quitte à me prendre refus sur refus.

  • La ferme de la soie, alors ça c’était super cool. Elle se trouve à quelques kilomètres de Siem Reap, il le semble qu’on avait payé 6 dollars en tuktuk l’aller-retour après négociation. La visite est gratuite entre guillemets : il faut donner un pourboire à la fin et d’après le regard que m’a lancé mon guide quand je lui ai tendu le billet, je n’ai pas donné assez à son goût. Mais bon, il n’y a aucune obligation, chacun donne ce qu’il veut. Le petit plus c’est y a des guides parlant français, parfait ! La visite est vraiment super intéressante, on voit chaque étape de la fabrication de la soie, perso j’ai adoré et je recommande. On se rend compte que c’est un boulot de ouf et je comprends un peu mieux pourquoi la soie est si chère. Bien sûr, on finit la visite par un passage à la boutique mais là encore rien n’est obligatoire et je repars donc sans rien
  • Aller faire un tour au marché d’argent ou au marché alimentaire.
  • Faire la fête dans la Pub Street, perso ça m’a pas trop tenté.
  • Apprendre à cuisiner comme un vrai cambodgien ! N’allez pas réserver votre cour auprès de votre hôtel, non, c’est beaucoup trop cher. Allez directement au « Tigre du Papier« , un resto qui propose des cours pour 15 dollars si vous êtes seul, ou 12 dollars par personne si vous êtes à deux. Je ne l’ai pas fait malheureusement car j’en avais pas connaissance à cette époque et quel dommage ! Ça a l’air GÉNIAL ! La dame t’emmène au marché, où tu discutes avec les marchands, puis tu choisis une entrée, un plat et un dessert et on t’apprend à les faire. En plus, la cuisine cambodgienne, il y a pas à dire, elle est délicieuse !
  • Il y a également plusieurs villages flottants mais y étant pendant la saison sèche ça n’avait pas grand intérêt d’y aller pour moi, dommage. Comme le cour de cuisine ci-dessous, évitez de passez par votre hôtel qui va vous faire payer super cher (environ 40 dollars si vous êtes seul), allez à l’office du tourisme vous en aurez pour moitié prix. À ce prix vous irez au village le plus proche qui se trouve à 45 min de Siem Reap : Kompong Phluk.
  • Voir un show de boxe cambodgienne, un genre de boxe thaï mais en moins bien.
  • Faire un tour au musée d’Angkor ou au musée sur la guerre.
  • Enfin on y est, les TEMPLES D’ANGKOR ! Plus qu’un symbole pour le Cambodge, je me demande même si ce n’est pas ce qui ramène le plus d’argent au pays.

C’est…

A) Une partie de son histoire
B) Un business
C) Blindé de touristes
D) Un lieu magnifique
E) Un MUST !
F) Tout à la fois

Et la bonne réponse est la F ! Bravo madame au fond, vous avez gagné une bise « Mouak Mouak ! ».

Car oui, comme beaucoup de lieux à travers le monde, dont la beauté est à couper le souffle, comme le Matchu Pitchu ou les chutes d’Iguazu c’est très TRÈS touristique et très cher. « Ouais mais moi je suis écolo / vegan / humanitaire / yogiste / défenseur du monde et je DÉTESTE les lieux touristiques » – tout ça est à dire un peu de manière bobo en fumant une cigarette en secouant la tête de manière indignée. « Ok, ben passe ton chemin mais c’est vraiment dommage ».

Bon je ne sais pas si vous m’avez suivi dans mon délire-schizo mais c’est un pseudo coup de gueule pour ce genre de personne contre qui je n’avais rien à la base. Mais maintenant, j’ai l’impression qu’ils se sentent supérieur « ah ouais, t’as été à Uyuni ? C’est tellement touristique, absolument pas mon truc ». Moi j’assume, je suis une voyageuse, mais il n’y pas une seule définition de la voyageuse ! Moi j’adore sortir des sentiers battus, faire du stop, rencontrer des locaux, mais ce n’est pas pour autant que je vais me priver d’un lieu incroyable parce qu’il a trop de touristes. Un voyageur reste un touriste. Bref j’arrête mon hors sujet et je reviens au sujet principal : les temples d’Angkor !

Côté technique

Deux façons de les visiter : en vélo ou scooter, ou en TukTuk (après pour les courageux il y a la marche, mais ce sont des dizaines de kilomètres de marche). Le tuktuk vous coûtera 15 dollars pour la journée si vous ne lui demandez pas d’aller sur les sites les moins touristiques les plus éloignés. Ils font tous le même prix, c’est 15 et c’est tout. Certains offrent des bouteilles d’eau dans leur service, c’est toujours bon à prendre. Pour ceux qui sont tout seul il y a des moto taxis à 7 dollars.

Question Tarifs. Les prix sont fixes : 20 $ pour une journée ; 40 $ pour trois jours consécutifs ou pas ; 60 $ pour une semaine.

Comment s’habiller ? D’une manière correcte, c’est-à-dire en évitant la tenue de plage ! Il est à noter que dans le Palais royal il n’est pas possible d’y rentrer en short et avec les bras dénudés.

Quand y aller ? Tôt le matin, avant le lever du soleil afin d’éviter la chaleur, la grosse grosse foule et pour observer le lever du soleil sur Angkor Wat. En fait, le coup du lever du soleil sur Angkor Wat je ne suis pas sûre. Après plusieurs retours : c’est souvent plein de brume et de nuages et on ne voit rien. Et maintenant tout le monde fait la même chose donc je me demande si ça ne serait pas plutôt interessant de ne pas faire comme tout le monde. C’est à dire : commencer tôt le matin par les autres temples, vous n’y trouverez personne je pense où alors pas grand monde. Et de terminer par Angkor Wat à midi par exemple. À tester ! 

 


Côté visite & histoire

Ce qui donna son essor véritable à la civilisation khmère (non pas les khmères rouge communistes, ceux encore avant), c’est la maîtrise des techniques d’irrigation, qui a permit de nourrir des centaines de milliers d’hommes. Les crues du grand fleuve étant trop complexes à gérer, mais ici se formait un genre de château d’eau naturel, c’est donc ici que ce sont construites plusieurs capitales. Au fil des souverains, les réalisations sont devenues de plus en plus gigantesques. Ils voulaient toujours construire plus gros que ce qu’avait fait son prédécesseur – c’est toujours une question de taille avec les hommes. Une ville immense avait donc vu le jour. Voilà pourquoi il n’y a pas un mais une multitude de temples.

Pour la visite, soit vous suivez votre tuk tuk qui connaît tout par cœur parce qu’il fait ça tous les jours soit vous prenez une carte et faites ça à votre guise. J’avais trouvé ces deux sites qui m’avaient bien aidée :

–  Celui là
– Celui ci

 

Et moi dans tout ça ?

Certains disent qu’ils ressentent quelques chose de magique ou de spirituel quand ils sont là bas, à mon grand regret, ça n’a pas été mon cas. J’ai trouvé ça magnifique mais je n’ai rien ressenti de particulier.

Commencerais-je à être blasée après tant de temps à voyager ?

Je ne sais pas. Mais je ne comprends pas. Je n’ai pas vraiment ressenti quoi que ce soit face à cette beauté. Et pourtant oui c’est magnifique, oui c’est un Must, mais non. Peut-être parce que justement tellement de personnes m’avaient dit qu’elles avaient ressenti quelque chose de spéciale alors je m’attendais moi aussi à ressentir quelque chose et finalement j’avais peut-être trop d’attente, je ne sais pas… J’étais plus en extase devant les nombreux singes que l’on croise que devant les temples !

Juste à un moment, j’étais toute seule dans un coin du temple principal, je me suis assise sur une fenêtre, et j’avais vu sur un petit temple avec en arrière plan, la jungle. Loin de la foule et du bruit, face à ce tableau magnifique, je me suis sentie… En paix.

 


Le Cambodge c’est finit, on retourne en Thaïlande !

Et plus précisément sur Koh PhiPhi (ça se prononce pipi et non fifi).

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