PREMIERS PAS DANS LA CAPITALE THAI

PREMIERS PAS DANS LA CAPITALE THAI

Un peu à bout du continent sud américain

… De voir toujours plus ou moins les mêmes paysages, de parler espagnol, je décide de changer de continent : direction l’Asie et plus précisément, l’Asie-du-Sud-Est.

Je regarde pour un billet direct d’Argentine ou autre vers Bangkok, mais c’est beaucoup trop cher et de toute façon j’ai déjà mon billet retour pour la France qui m’attend (je l’avais mis en suspens tout ce temps). 

Donc je regarde les billets France – Bangkok (Enfin plutôt Bruxelles – Bangkok, ben oui nous les nordistes on est quasiment belge, c’est juste à côté) et là je trouve un prix défiant toute concurrence : 170 euros pour l’aller et 340 l’aller-retour  avec Ukraine Airline ! Bon ben je me prend l’aller et je propose à ma petite maman de se joindre à moi pour quelques semaines sachant que cela a toujours été son rêve d’aller en Thaïlande.

C’est ainsi qu’après deux semaines à me reposer en France, dans mon lit avec mon petit confort (et si tu as lu ça ou ça tu sais que j’en avais vraiment besoin), je reprends la route direction la Thaïlande !

On the ROAD AGAIN !


22 mai 2016

Premiers pas dans l’aéroport et l’on sent tout de suite la chaleur alors qu’on est toujours à l’intérieur AVEC LA CLIM. OH my Bouddha ! Je n’imagine pas dehors ! Et je suis en jean, Oh malheur ! Je sens déjà que je vais souffrir dans ce pays.

Je me rends directement aux toilettes et ahhhh ! « Quoi ? – Il y a des cafards sur la cuvette ! ». Bienvenue en Thaïlande ! Bon j’ai vraiment pas eu de chance je pense, car le reste était propre, tant que l’on reste dans l’aéroport.

Je cherche la sortie et jusqu’ici tout va bien car tout est traduit en anglais, mais une fois dehors ça ne sera pas la même mayonnaise ! Et là, c’est un peu le choc culturel pour moi. Voyager en Amérique latine à côté c’est du gâteau ! L’espagnol tu comprends toujours un peu même quand tu ne le parles pas. Mais là, en symboles chelous, impossible d’y comprendre quelque chose. On va bien s’amuser.

Astuce pour rejoindre le centre ville de l’aéroport : il y a deux trains, le city et L’express, tout est bien indiqué.

Je sors du train qui est en fait un métro et là, CHALEUR dans ton corps. On enchaîne sur un BTS (ou métro aérien mais ça fait toujours styler de parler en acronyme). Je souffre vraiment de la chaleur, vivement qu’on arrive à l’hôtel que j’enlève ce jean ! Ahhhh ! Alors petit cours de langage des mains pour indiquer au chauffeur de taxi où je dois aller. Et pourtant j’ai l’adresse, mais écrite avec avec notre alphabet, ERREUR ! Si je peux vous donner un conseil : prenez avec vous l’adresse écrite en thaï ! Ça vous sera bien utile. Sinon, faites comme moi, utilisez Google map. Ahhh Google, mon grand ami.

On arrive à notre hôtel. Notre ? Oui, pour rappelle, je voyage avec ma petite maman. Elle m’accompagne pour les trois premières semaines. Donc l’hôtel, il s’appelle Bluefin Guesthouse, on paye 36€ pour trois nuits dans une chambre climatisée. C’est vraiment typique de chez typique. Les proprios ne parlent pas anglais et on est littéralement chez eux. Vous voulez de l’authentique, allez y.

On part faire le tour du quartier et là question dépaysement, on est servi. Entre, les centaines de fils électriques qui s’entremêlent, les symboles thaïs, les stands de bouffe qui courent les rues, les thaïlandais (et oui j’ai pas l’habitude d’en voir autant !), la chaleur et tout le reste…

J’en ai plein les yeux, les oreilles et les narines !

On mange dans un petit restaurant où nous sommes les seules touristes, parfait ! Mon premier plat thaï, trop bon (40 baths chacun, soit 1 euros, qui dit mieux ?) ! On rentre vite se coucher, fatiguées après ce long voyage !

 


23 mai 2016

Aujourd’hui, direction Wat Poh, le temple du plus grand bouddha allongé.

Pour cela, on prend le bateau. Car oui chez nous on a des bus, des trams, des métros, ici, ils ont des métros aériens appelés BTS, des trains, des bus et des bateaux-bus. C’est assez pratique à vrai dire et ça permet de faire la visite de Bangkok d’une autre manière. Ça coûte rien, aux alentours de 18 baths (ça dépend de la distance du trajet alors autant connaître le nom de sa destination), soit moins de 50 cents. Une dame, ou un mec d’ailleurs, fait le tour des passagers sur le bateau pour vendre le ticket.

À la montée du bateau je fais ma première rencontre avec des moines bouddhistes et j’en reste baba. C’est beau tout de même de les voir avec leur tenue orange et leur crane rasé, qu’ils soient vieux ou jeunes. Je sais pas, ça fait toujours un peu rêver, non?  Le trajet lui aussi me laisse sans voix. Ce mélange de moderne avec de grands immeubles dernier cris et d’ancien avec les temples tellement colorés qu’ils paraissent faux…. Sans voix je vous dis.

On arrive à Wat Poh et whaouuu. J’ai l’impression de regarder ça à travers un écran de télévision tellement c’est invraisemblable.

C’est MAGNIFIQUE.

Tout de rouge et d’or, il y a je ne sais combien de temples remplis de bouddhas. Alors des bouddhas, t’en veux, en voilà, tellement qu’à la fin tu te dis « Tiens, un bouddha, encore. ». C’est pas qu’on devient blasé mais tout de même, ça fait beaucoup, surtout qu’une fois qu’on a vu le bouddha allongé, les autres font tout petit à côté. Parce que oui, lui, il est ÉNORME ! Il fait je ne pas combien de mètres de long, c’est impressionnant. Honnêtement, quelques mots ne sont pas suffisants pour décrire ce lieu, un conseil, allez y. Alors oui, c’est blindé de touristes, et alors ?

 

  


On sort de là et on passe devant un petit resto avec climatisation ! Je saute sur l’occasion, car comme toujours, j’ai beaucoup trop chaud. (Elle va arrêter de se plaindre celle là ? – Oh laisse moi tranquille, je suis française j’ai le droit) Après coup, je me dis que j’aurais dû tenir un peu plus car c’est quand même cher un resto avec clim. On a payé 400 baths pour nous deux, soit 5 fois ce qu’on avait payé la veille au dîner. Cher !

Bref, on reprend le bateau pour aller au point information touriste qui ne donne pas tellement d’information en réalité. On fait tout de même une bonne collection de prospectus en espérant que ça nous donne des idées. Le problème ce n’est pas qu’il n’y a pas grand-chose à faire, c’est qu’il y a TROP de choses à faire ! Et pour choisir quand on n’a pas le temps de tout faire , ben c’est une galère.

On se dit que le musée national ça pourrait être une bonne idée, ça changerait du temple et ses bouddha et ça serait sûrement plus frais que dehors. Mais pas de chance ! C’est fermé le lundi. Que fait-on ? Telle est la question.

Un mec nous accoste et engage la conversation, et on finit par lui dire qu’on planifie d’aller sur l’ile de Koh PhiPhi dans le sud de la Thaïlande… « Ah mais vous voulez aller sur l’île Phiphi ?! Vous avez un moyen pour y aller ? Non ? Mais faut réserver au point tourisme, il n’y a pas de queue et ça sera moins cher. Attendez ce tuk tuk va vous y amener pour 40 baths et vous irez aussi voir le grand bouddha et après il vous ramènera à votre hôtel. » Il est gentil ce monsieur ! Bon ben c’est parti. J’ai vite compris pourquoi il voulait tant nous aider. Le « point tourisme » est en fait une agence de voyage qui nous vend un package tout compris pour 4 nuits sur Phiphi. Je ne vous dirais pas combien j’ai payé car c’est beaucoup trop cher, surtout sachant que l’aller-retour en avion jusqu’à Krabi (la ville juste à côté) coûte 40 euros pas plus et que là on va se taper un bus de nuit. Je me suis laissée berner en beauté. Moi qui normalement, passe 2 heures à chercher sur internet les prix et à me renseigner pour être sûre de trouver le bon plan ! Mais cette fois-ci, comme j’étais avec ma petite maman, c’est vrai qu’on a pas trop discuté et qu’on a vite dit oui. Au moins on avait plus rien à penser.


Big bouddha Bangkok Thaïlande

Bref, nous voilà devant le grand bouddha où ma mère
relâche des petits oiseaux. Il paraît que ça porte bonheur.


Il est encore tôt, que fait-on ? Un mec nous accoste, encore, et nous conseille d’aller voir le lucky bouddha et le temple de marbre. « Vous inquiétez pas le tuk tuk va vous y emmener pour 40 baths et vous déposera au bateau pour que vous puissiez rentrer à l’hôtel. » Ils sont vraiment sympas ces thaïlandais. Et encore une fois je comprends vite. Le tuk tuk nous fait deux arrêts shopping non prévus, un dans une boutique de soie et un autre où il nous explique que si on achète quelque chose il aura 5 litres de gazole gratuit. Bref, on joue le jeu et on fait un tour sans rien promettre d’acheter. Et lucky him, on tombe amoureuse de deux tuniques, il aura donc son gazole.


Parlons donc un peu temple et bouddha. Le lucky bouddha c’est sympa mais pas non plus extraordinaire. Il paraît que l’on avait trop de chance parce que normalement « c’est fermé aux touristes », et que c’était ouvert juste ce jour là pour je ne sais quelle raison. Mouais, j’y crois pas trop.

Lucky bouddha Bangkok Thaïlande


Puis le temple de marbre : il est tout bonnement magnifique. En plus, on a la chance de tomber sur la prière des moines, génial. Pour moi, c’est un MUST.

Temple de marbre moine bouddhiste Bangkok Thaïlande

On rentre à l’hôtel après avoir mangé un PAD THAI dans la rue. À demain !


24 mai 2016

Les heures passent et je suis incapable de sortir de la chambre et de son air conditionné. Il fait chauuuuuuud. Et puis on se motive mais il est déjà tard. Je voulais aller à Chinatown en passant par le marché aux fleurs mais finalement ça ne sera que shopping et visite de Chinatown. Tant pis pour le marché ! C’est un vrai quartier chinois comme je l’imagine : pleins de trucs à vendre complètement kitchs et inutiles, des écritures chinoises de partout, du rouge, des trucs en bocaux trop chelou… Autant le dire, c’est pas le kiff, je trouve ça sale, surchargé, brouillon, bordélique, bref, bien à l’image des chinois (ou de l’image qu’on a des chinois).

C’est déjà l’heure de prendre le bateau pour rentrer, en passant on s’achète à manger à emporter. « Be careful. It’s spicy. » Bon ben je vais essayer. Effectivement quand ils disent que c’est épicé, c’est que c’est vraiment épicé. Ça m’a bien brûlé l’intérieur et même l’extérieur de la bouche. Mais petite fierté personnelle (Hey! J’ai vécu au Mexique moi ! Je suis une guerrière des piments!), je finis presque mon repas en faisant style que « Quoi épicé ? Non juste un peu ! »,  alors qu’au fond, j’avais envie de pleurer – On l’a tous fait une fois !

Dernière nuit à Bangkok, demain on prend l’avion pour Siem Reap au Cambodge !

 

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