POTOSI, SUCRE & SAMAIPATA

POTOSI, SUCRE & SAMAIPATA

Trois villes différentes, rien que ça !

Le 21 avril 2016


Après 4 jours de périple, on arrive à Uyuni et je suis bien contente d’avoir choisi d’aller à Tupiza. Uyuni c’est horrible. On chope tout de suite un bus et direction Potosi. Toujours avec mon petit groupe, Géraldine, Dimitri et Alba, on paye 25 pesos pour se rendre dans cette cité d’or.

Petit cours d’Histoire : Au temps des espagnols, Potosi est LA richesse de l’Espagne. Son « Cerro Rico » (Colline riche) est gorgé de métaux précieux et d’autres choses. Les mineurs y travaillent encore dans des conditions inhumaines. La ville a été le siège de plusieurs protestations qui ont fait petit à petit évoluer les lois du pays et les droits des travailleurs. C’était et c’est toujours, un lieu stratégique pour le pays. Les touristes y vont aujourd’hui pour aller visiter les mines. Certains trouvent ça malsain et voyeur d’aller observer ces mineurs qui souffrent dans leur travail. Moi je trouve ça intéressant et très enrichissant, chacun son point de vue.

Bref, on arrive et on va dans l’hostel conseillé par notre ami Thomas : La Casona. L’eau chaude n’est pas toujours au rendez-vous mais le wifi fonctionne bien et le bâtiment est magnifique, de style colonial avec une cour intérieure.

Hostel La Casona Potosi

On réserve un tour pour les mines pour le lundi (le dimanche les mineurs ne travaillent pas). Après coup je déconseille d’y aller le lundi également aussi, on n’a croisé aucun mineur. Donc le mieux c’est d’y aller entre le mardi et le vendredi.

La ville en elle même est magnifique, de style colonial tout ce que j’adore. Le lendemain ce sera donc balade dans la ville toujours en compagnie de mes 3 compagnons qui sont devenus ma famille. On ne se quitte plus.

Avec Géraldine on se fait même un petit cinéma et on va voir le Livre de la Jungle. Je suis étonnée de voir qu’ils ont le 3D ici, c’est moderne ! Nico arrive le soir mais dommage on part le lendemain après la visite des mines.

Les deux soirs on se fait un bon petit restaurant en famille, attention le dimanche, dur de trouve quelque chose d’ouvert !


Le 23 avril 2016 

Aujourd’hui direction les mines ! On passe d’abord par le marché des mineurs où on peut acheter et d’ailleurs où on doit acheter (pour ensuite les offrir aux mineurs) des feuilles de coca, de la boisson et de la dynamite. Bon, nous on a acheté ça pour rien car comme dit plus tôt, on a croisé personne. Vous sentez la déception  ? 

Je suis toujours en compagnie de mon petit groupe et est venu se joindre à nous, Louis, qui va se greffer à la famille pour quelques jours. Alors je préviens tout de suite : Ce n’est pas une balade de santé ! Ce sont de vraies mines et en plus de tout ça, des mines boliviennes. Donc non, ce n’est pas aménagé. Il va falloir descendre dans des petits trous, ramper, et baisser la tête. Faut pas être claustro les amis, sinon vous êtes foutus. Autant dire que Dimitri et Géraldine n’ont pas du tout apprécié ce côté un peu (voir beaucoup) dangereux. « Ben t’es en Bolivie, qu’est ce que tu crois!? » (Private Joke). Alba et moi, on s’attendait à pire et on aurait même voulu pire je crois, un peu d’adrénaline nom de dieu! Donc, comme vous voyez, les avis sont partagés. Bon, je dois quand même l’avouer, j’ai eu mon petit moment de panique quand j’ai eu un mini éboulement dans le dos alors que je descendais dans un trou. Heureusement, notre ami Louis était derrière moi pour me dégager les pierres.

Après avoir kiffer ou pas, on retourne à l’hostel pour ensuite prendre le bus direction Sucre. Et c’est en famille qu’on continue notre bout de chemin. On arrive à Sucre et là on se fait un kiff, on loue un appartement dans l’hostel Wasi Masi. Alba et Dimitri payeront 140 bolivianos la nuit pour deux pour la chambre parentale et nous, les trois enfants, ça sera 50 bolivianos chacun. On y fera la rencontre de notre petit chaton, Baguette et de notre chiot, Chocolatine. On est comme à la maison. Et pour couronner le tout, Nico vient nous rendre visite le dernier soir, lui aussi fait parti de la famille maintenant, c’est oncle Nico.

Le premier soir c’est soirée Rhum et Time’s Up. Vous pouvez imaginer qu’on s’est bien amusé. Problème : on a fait beaucoup trop de bruit et les voisins se sont plaint. Du coup, on s’est fait engueuler et ça nous a encore fait plus rire. Ils sont vraiment sans gène ces français ! Bon, je vous rassure, les soirs suivants, on a fait moins de bruit, ou du moins on a essayé.

Je ne serais même plus vous dire ce que l’on a fait à Sucre. Ah si ! On a visité le musée de la libération. Alors conseil : Allez-y lors d’une visite guidée (c’est compris dans le prix de l’entrée), sans ça c’est vraiment nul. Il y a en espagnol, en français et en anglais. La ville vaut également le détour, elle est vraiment belle et allez faire un tour au marché et au cimetière également. Sinon, une bonne adresse, le Joy Ride Café, cour de salsa gratuit en début de soirée et musique de tout genre ensuite.

    

 

Après trois nuits, on dit au revoir à Sucre et surtout à Louis pour se rendre à Samaipata près de Santa Cruz. Ça fera beaucoup d’heures de bus pour y aller mais j’avais envie de faire un tour dans la jungle et je n’avais pas le temps d’aller jusqu’à Rurrenabaque. Samaipate et le parc Amboro semblait donc être un bon compromis. Et je dois l’avouer, j’avais envie de passer encore quelques jours avec maman Alba et papa Dimitri.

Pour aller à Samaipata en partant de Potosi il faut prendre un bus en direction de Santa Cruz. Les bus partent entre 17h et 18h et tu arrives vers 3h du matin. La route est en très mauvais état et donc le voyage n’est pas très agréable. 

Astuce : juste à l’entrée du village il y a un hostel qui laisse sa porte ouverte. Vous pouvez y rentrer et passer le reste de la nuit dans l’accueil. Ça permet de ne pas rester dehors ! Donc tester toutes les portes des hostels. 


Le 29 mars 2016

On arrive donc tôt le matin ou tard dans la nuit, comme vous voulez, et on se rend à l’hostel Kantuta. Une petite dame très sympathique nous accueil et nous prépare le déjeuner très bon pour vraiment pas cher.

On sent que l’on est tous vraiment fatigués car les nerfs sont à vifs. Ça râle, ça se vexe ou s’énerve pour un rien et moi ça me saoule. Je comprends pourquoi j’aime aussi voyager seule. Car quand on est fatigué, on a pas spécialement envie de se taper les humeurs des autres.  On se repose tous dans son coin, on fait le tour du village et on se renseigne pour les tours dans le parc Amboro.

Réservation faite pour le lendemain pour 125 bolivianos + 20 pour l’entrée de la réserve . L’agence s’appelle El camino del colibri ou un truc du genre.

Le soir on va manger dans un bar qui fait des hamburgers trop TROP bons, je vous le recommande. Alors je n’ai plus le nom mais de toute façon le village est tellement petit que vous allez retrouver. Il y a également un autre bar avec une ambiance déco super sympa qui propose des petits concerts, mais pareil, plus moyen de se rappeler du nom. Désolée !


Le 30 mars 2016

Rendez-vous à 9h30 et petite heure de route pour arriver à l’entrée du parc. Plusieurs heures de marche sont prévues pour un retour à Samaipata à 15-16h. Alors autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas du tout ce que l’on s’imaginait et on est tous un peu déçus. Déjà il fait froid et gris alors que tu t’imagines toujours que dans une jungle il fait super chaud. Du coup, on n’est pas dans l’ambiance. Ensuite, la guide à l’air vraiment de ne rien y connaitre, elle galère à avancer et se prend en selfie sur le chemin. Elle nous fait halluciner. Ensuite, bon ben les fougères préhistoriques sont sympas mais le parc en lui même ce n’est pas vraiment la jungle. Mais les vues que l’on peut avoir sur les alentours restent magnifiques et moi perso, les fougères géantes, j’ai adorées.

Parc Amboro Samaipata Bolivie

Les esprits sont encore fatigués et tendus et moi je ne supporte plus cette ambiance. Bref ce n’est pas la super éclate même si avec Géraldine on tente de kiffer quand même. C’est vraiment dommage car c’est notre dernier jour tous ensemble. C’est avec le cœur gros que je dis au revoir à Alba et à Dimitri, que je tiens d’ailleurs à remercier. Ils resteront une de mes plus belles rencontres dans ce voyage.

Avec Géraldine, on est parties pour deux jours de voyages pour arriver à Copacabana, sur les rives du lac Titicaca !

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