PÉROU CÔTÉ MONTAGNE

PÉROU CÔTÉ MONTAGNE

AREQUIPA 

Ahhhh Arequipa, la ville blanche, blanche pour ses édifices et pour son histoires avec les espagnols. J’aurais pu y rester une semaine tellement il fait bon y vivre. Les activités à faire sont tellement nombreuses qu’il est dur de les dénombrer. Pour ma part j’ai surtout préféré aller déambuler dans les rues jusqu’au mirador. Mais il y a tant à faire, tant de musées, sans oublier le célèbre couvent Santa Catalina et les renommés volcans Misti, Chachani et Picpic qui offrent à la ville un arrière-plan incomparable.

Arequipa ville Blanche Pérou

Première chose : oui le couvent Santa Catalina vaut le coût, même pour 40 soles qui peuvent paraître beaucoup. Mais ce couvent est une véritable ville au style colonial. Je n’ai pas les mots pour le décrire, rien ne vaut mieux que quelques photos.

« Astuce pour Aréquipa:

• Le free Walking Tour, un mot G-E-N-I-A-L! Vous apprenez une montagne de choses sur la culture, la religion, la ville, la nourriture et vous goûter même à quelques breuvages locaux. La guide vous amène faire le tour de la ville et en quelques heures, vous en prenez plein les yeux et vous savez ce qu’il vous reste à faire.

• Bonne adresse: Arequipa BackPacker, le meilleur hostel que j’ai pu tester. L’équipe est super, c’est comme à la maison. Encore une fois, j’ai oublié de noter le prix, mais comme le reste, c’est très abordable. Au sein de l’hostel, ils vous proposent une dizaine de tours, sur les volcans ou pour le canyon. »

 LE CANYON DU COLCA

Quelle expérience! Une des meilleures de ma vie jusqu’ici. Alors, pour faire le Colca vous avez deux solutions: le faire par vous même ou le faire avec un tour. Si vous le faite par vous même, il faut prendre un bus jusqu’à Chivay puis un autre jusqu’à Cabanaconde (entrée du Colca), ou vous pouvez également voir avec un tour pour juste avoir l’aller retour direct d’Aréquipa jusqu’à Cabanaconde.  Une fois dans le Colca, cette carte peut vous être utile.

Map Canyon du Colca Pérou Treck

Par contre, je conseille de le faire en 3 jours et 2 nuits, ça permet de profiter un peu plus du lieu et de chaque pause. Car le problème c’est que dans le canyon, il fait nuit tôt, du coup si on ne veut pas marcher dans la nuit, il faut s’arrêter vers 16h.

Pour nous, il nous semblait plus simple de prendre un tour, et nous ne regrettons absolument pas. On s’est retrouvé avec un couple de français et un couple d’espagnols, la meilleure équipe ! Et notre guide, quel phénomène, un surfer-chaman péruvien au nom de Roy. Il me semble qu’on avait payé 120 soles pour les 3 nuits (avec couchage et repas). A cela il faut rajouter le prix de l’entrée de la réserve de 60 soles. Alors attention dans le canyon, pas d’eau chaude, pas d’électricité, pas de réseau, c’est un vrai retour aux sources ! Et ça fait du bien. Moi qui n’ai aucune condition physique, j’en ai ch**r, on va pas se mentir. Surtout que j’ai été malade le deuxième jour, l’altitude ? la douche froide? la nourriture? je ne sais pas. Alors pour ceux comme moi qui souffrent, pour la dernière montée, qui est tout de même assez raide (1100 mètres de dénivelé en 3 heures), il y a la possibilité de prendre une mule pour la modique somme de 60 soles.

Mais ce que je retiens surtout de cette aventure, c’est la rencontre humaine. Je vais me répéter mais j’ai vraiment eu la meilleure équipe possible. En 3 jours j’avais l’impression d’avoir une famille. Ils ont tous été là quand j’ai été malade le deuxième jour. Je me suis écroulée sur le chemin en vomissant, et ils sont tous venus pour m’aider. Moi j’avoue, tu vomis je m’en vais, sinon je vomis aussi, sorry bro. Puis le guide et l’espagnol m’ont quasiment portée sur la fin car je n’arrivais quasiment plus à marcher (quand je vous dis que j’en ai ch**r). Et le guide par exemple, c’est tout un personnage, c’est une personne que je n’aurais jamais pu rencontrer sans ce trek et je vais me souvenir de lui toute ma vie c’est sûr. Car oui, je vous l’ai décrit brièvement comme un surfer-chaman. Alors pourquoi chaman ? Car il s’est mis à brûler des plantes et à me les écraser sur le ventre pour me faire passer le mal que j’avais. Puis il m’a fait boire un thé, le pire thé de ma vie, mais bien efficace (enfin si faire vomir signifie efficace). Il a fini par vouloir fumer une cigarette pour que la fumée me fasse quitter la fièvre. Bon là ça allait trop loin, j’avoue. Alors, ok c’est une des expériences les plus bizarre de ma vie, mais une des plus mémorables, ça c’est sûr.

Parce que voyager ce n’est pas seulement voyager (attendez, vous allez comprendre ce que je veux dire). C’est également rencontrer des personnes qui viennent de partout, qui sont totalement différentes de vous et que vous n’auriez pas pu rencontrer dans d’autres circonstances. Lors de ce trek, en dehors de mon équipe (best team ever), j’ai fait la connaissance de deux allemandes mineures mais super matures que leurs parents avaient laissées partir à l’autre bout du monde, une hollandaise magnifique que l’on avait aidé car un des guides péruviens n’arrêtait pas de la harceler et un thaïlandais qui vivait à Hong Kong et que je ne sais toujours pas si c’est un homme ou une femme mais qui avait vécu 5 vies. Je me suis retrouvée à couper des carottes en chantant « Sexe on fire » des Kings of Leon au fond de ce canyon en compagnie d’une famille péruvienne, des deux allemandes et de l’hollandaise. C’est con, mais ce moment restera gravé dans ma mémoire.

« Astuce pour le Colca:

• Prévoyez de l’eau avant le départ d’Arequipa et dans le canyon privilégiez d’acheter dans les « hôtels » plutôt qu’aux personnes que vous rencontrerez sur le chemin.

• Essayez de vous charger un minimum, votre dos vous en remerciera. De toute façon tout le monde pue, donc pas besoin de se changer tous les jours !

• Le soleil frappe fort mais les nuits sont très froides, prévoyez un bon pyjama pilou pilou !

• Sur les endroits de pause, il n’y a absolument rien à faire. Un jeu de carte peut vous permettre de vous occuper et de sociabiliser avec les autres. Pour ma part, j’avais aidé à la cuisine, autre moyen de sociabiliser et de découvrir le pays.

• Contacter Roy ! Un super guide qui a horreur des hordes de touristes, il ne prend donc que des petits groupes et se tient à distance des autres groupes. Il connait également beaucoup sur la flore et sait partager cette connaissance. Il m’a énormément aidé quand j’étais malade. Son facebook : Roy Ascuña Ch

• Il y a un autre canyon non loin du Colca encore inconnu des touristes, il parait qu’il vaut le coup d’œil. »

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