PÉROU CÔTÉ MER

PÉROU CÔTÉ MER

Du 10 au 12 juillet 2015


 PARACAS

 

Première destination dans ce périple au Pérou.
Comment décrire ce village en quelques mots ? Petit port tranquille, avec un accès sur les îles Ballestas et sa réserve.

Sur les forums, on dit beaucoup que les îles Ballestas ne valent pas le coût car décrites comme une foire aux touristes. Honnêtement, oui il y a des touristes mais pas plus qu’ailleurs. Dans chaque bateau il y a environ 25 personnes et effectivement on en croise d’autres, mais on ne se sent pas non plus étouffé comme à Disney Land. Après, il est vrai que j’ai failli taper un touriste péruvien irrespectueux qui s’est mis à siffler une otarie en espérant qu’elle pose pour la photo. Tu l’as prise pour un mannequin ? Honnêtement, qu’on les enferme ces touristes. On a la chance de découvrir une faune et une flore incroyable, la moindre des choses c’est de RESPECTER. Pour dire vrai, je me sens d’ailleurs un peu mal quand je vais dans ce genre d’endroit. Car même si on respecte, même si on fait tout pour ne pas polluer l’espace, rien que la présence de l’Homme suffit à déstabiliser l’environnement. Et donc, lors de ma visite des îles, j’avais un peu honte d’être là, entre ces touristes sans gêne, et la pollution que crée le bateau (sonore, toxique et visuelle), je me rend bien compte que l’on détruit petit à petit un écosystème. Je sais qu’il y a des endroits où je m’interdirais d’aller car l’impact de l’Homme y est trop important.

Bref, l’instant moralisateur est terminé, revenons à nos moutons. Il faut prendre le bateau le matin pour aller faire le tour des îles, la faune est juste incroyable : des milliers et des milliers d’oiseaux, des otaries, des pingouins. Après, attention aux oiseaux, comme nous l’a dit le guide Jesus, ne regardez pas vers le haut, et fermez la bouche !

Deuxième richesse de Paracas : sa réserve. Le tour que j’avais réservé prévoyait de faire la réserve en bus après les îles. Encore une fois, il y a seulement une vingtaine de touristes dans le bus, et la réserve est tellement grande qu’on ne croise quasiment personne d’autre. La balade peut également se faire en quad mais c’est un autre budget, ou en vélo mais avec le vent il faut avoir une certaine condition physique, que je n’ai pas, voilà pourquoi j’ai préféré le bus. Mais il est vrai que pédaler dans ce genre d’endroit doit procurer un sentiment de liberté incomparable.

Le soir, je m’étais baladée sur le port, pas un touriste, quelques locaux, le soleil était présent (car il vrai que sur la côte, le matin, c’est brumeux), rien de plus agréable, avant de prendre le bus et d’arriver à Nasca trois heures plus tard.

« Astuce pour Paracas :

• Pour aller à Paracas, ça a été un peu chaotique pour moi. En effet, j’avais raté le bus Lima-Paracas. La dame très « compétente » de Cruz Del Sur, me propose de prendre un bus jusqu’à Ica en me disant que derrière je pourrais prendre un autre bus pour Paracas. Un conseil, ne faites pas ça ! J’ai dû prendre un autre bus de Ica à Pisco, car il n’y avait pas de direct jusqu’à Paracas. Puis j’arrive à Pisco, qui n’est pas Pisco, mais un carrefour entre deux grandes routes. Il fait nuit, les taxis sont plutôt agressifs, on nous dit qu’il y a des combis pour aller à Paracas mais on ne les trouve pas. On se retrouve à prendre un taxi à un prix beaucoup trop cher, pas trop rassurées.

• Adresse : Paracas Backpakers House. Super hostel, propre, les gérants sont très sympathiques. C’est dans cette hostel (= auberge de jeunesse) que j’ai réservé le tour pour les îles + la réserve. Le tour et la nuit : 62.5 soles (17.5 euros). J’y ai également réservé le vol au dessus des lignes de Nasca pour le lendemain (251.5 soles = 70 euros) »

NASCA

 

La question est : le vol au-dessus des lignes de Nasca vaut-il le coup ? La réponse est : ça dépend de chaque personne. Je m’excuse, mais je n’ai pas de réponse plus claire. Avant d’aller au Pérou, j’avais effectivement vu que beaucoup d’internautes disaient que ça ne valait pas la peine. Il est vrai que 70 euros c’est un coût ; mais personnellement je ne le regrette pas. J’ai adoré, pour moi, c’était comme un rêve de petite fille qui se réalisait. J’avais passé des heures à regarder des reportages sur le mystère des lignes de Nasca, ça me paraissait super loin, et d’y être, c’était incroyable. On découvre qu’il n’y a pas une ligne, mais des centaines à travers le désert, et chose étonnante également, c’est qu’il y a des champs en plein milieu de rien. Juste petit bémol, avec la brume du matin, on peut attendre plusieurs heures avant de décoller.

Ligne de Nasca Astronaute Pérou

Pour ceux qui ne souhaitent pas prendre l’avion, il y a toujours la solution des deux miradors qui permettent de voir quelques figures.

Étant donné que le bus pour Arequipa était prévu pour le soir, nous avions toute l’après-midi pour profiter du reste de Nasca. Car oui, à Nasca, il n’y a pas que les lignes. J’ai ainsi pu découvrir le cimetière de Chauchilla avec ses momies que j’ai personnellement adoré, aucun touriste, et j’y ai appris beaucoup de choses. J’ai également pu voir les Cantalloc Aqueduct, d’autres lignes visibles du haut d’une montagne et une ruine donc je ne me souviens pas du nom.

Momie cimetière de Chauchilla Nasca Pérou Cantalloc Aqueduct circulaire Nasaca Pérou

La chance que j’ai eue, c’est que quand je suis rentrée à l’hôtel après le vol, j’ai demandé au gérant s’il connaissait un tour pour aller faire toutes ces visites et il y en avait un qui partait 15 minutes plus tard.

Avec ma collègue, nous nous sommes retrouvées avec deux belges et un super guide qui nous a expliqué pleins de choses. Il est d’ailleurs tombé amoureux de moi, façon de parler, car il a vu que j’étais quelque peu énervée contre les deux belges. Car oui, je parlais de respect de la nature plus haut, mais le respect des personnes, c’est tout autant important. Et ces deux belges, pendant que le guide était en train de nous parler, étaient figées sur leur téléphones à faire je ne sais quoi (Ah la génération smartphone). Tellement accrochées à leurs téléphones qu’elles ne remarquaient pas quand il s’adressait directement à elles. Mais où va le monde ? On a donc presque fini la visite à trois, mon amie, le guide et moi. Et j’ai vraiment apprécié ce tour où j’ai appris une montagne de choses.

La visites des 4 différents sites avec le guide quasiment privatif (être dans un groupe de seulement 4 personnes, c’est rare et précieux) nous a coûté 50 soles (14 euros). Il y a encore d’autres choses à voir à Nasca, notamment le musée que je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller voir

« Astuce pour Nasca:

• Adresse : Hospedaje Yemaya. L’hôtel reste agréable à un prix abordable (je n’ai pas noté le prix, désolée). Le gérant est très sympathique, il vient vous chercher au terminal de bus. Et c’est dans cet hôtel que nous avons trouvé le tour pour 50 soles. Si vous y allez, demandez le guide Arturo, le meilleur guide que j’ai eu. »

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